Cas Ousmane Gaoual : ‘’Nous ne pouvons pas le soutenir‘’, avoue le porte-parole de l’opposition
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le dimanche 9 août 2015 13:29
- Publié le vendredi 7 août 2015 23:08
- Écrit par Djiwo Barry
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Le député Ousmane Gaoual Diallo de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) est introuvable depuis le début de la semaine. Il est accusé d’avoir agressé le fournisseur de véhicules Mamadou Diouldé Diallo avec qui il a eu une chaude altercation au siège de Tane SA, a-t-on appris.
Interpellé vendredi sur le cas Ousmane Gaoual Diallo, le député Aboubacar Sylla tranche : ‘’ L’opposition républicaine ne peut pas le soutenir. Il faut être sérieux et conséquent nous considérons que l’acte que ce député a commis nous ne pouvons pas le soutenir, c’est un acte de violence qu’elle soit verbale ou physique ‘’.
Le porte-parole de l’opposition souligne qu’en tant qu’élu du peuple, Ousmane aurait dû servir de modèle. C’est pourquoi, dit-il, ‘’l’opposition républicaine ne peut pas soutenir un député de la république qui se doit être un modèle citoyen’’.
Toutefois, l’honorable Aboubacar Sylla pense que la justice est politisée. Car, selon lui, ‘’c’est une affaire banale qui est présentée comme un crime odieux. On a vu le procureur de la république en train de faire des déclarations publiques simplement parce qu’il y a eu altercation entre un député et un opérateur économique qui a reçu quelques coups et blessures qui n’ont pas entrainé un arrêt de travail de l’intéressé‘’.
Sur la perquisition du domicile privé d’Ousmane Gaoual Diallo par des hommes en uniforme, le porte-parole de l’opposition appelle à calmer le jeu : ‘’ N’aggravons pas ce qui n’est pas grave. Ce n’est pas normal qu’on aille perquisitionner chez un député parce qu’il a frappé quelqu’un. Et tirer des coups de feu dans sa concession et son voisinage, c’est une instrumentalisation de la justice‘’, martèle-t-il, exhortant les uns et les autres à laisser la justice faire son travail en toute indépendance : ‘’Je crois il ne faut pas mélanger les choses. Laissons la justice suivre son cours de la façon la plus légale en respectant les différentes dispositions du code de procédure pénale en vigueur dans notre pays ‘’, conclut-il.
Djiwo Barry, pour VisionGuinee.Info
