L’Opposition vient de trouver l’autoroute de l’Histoire, pour Alpha ? (Saïdou Nour Bokoum)
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le vendredi 8 avril 2016 08:58
- Publié le lundi 4 avril 2016 23:16
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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Guinée Conakry, 04/04/2016. nrgui.com
Combien de fois est-il arrivé à l’Opposition de signer des accords inapplicables parce qu’irréalisables ou irréalistes, où préalables et exigences sont alignés, comme les accords du 3 juillet 2013, et du 20 août 2015), des accords noués comme pour lui mettre au cou un nœud gordien et qui ont abouti au KO que l’on sait ; ne parlons pas des mots-d’ordre de manifestations, marches, villes mortes, etc., décrétés et aussitôt remis ? Aussi, l’Opposition semblait devoir rendre les armes, après avoir vendu son âme en marchant tant et si bien qu’elle avait fini par laisser parsemer le macadam de cadavres, 60, 70, sans compter les centaines de blessés et les dizaines de milliards de francs partis en fumée. Combien de petits boutiquiers se sont retrouvés ruinés, des opérateurs économiques chassés, repartis en exil à Luanda, à Hong Kong, etc., pour se refaire ?
Une opposition rendue veule, lymphatique a couronné son exécrable stratégie en se faisant harakiri après le succès fracassant de cinq jours de grève, conduite par les syndicats, grève scandaleusement inutile ; or l’une de leurs exigences était la baisse du prix du carburant à la pompe. Pas un centime en moins, avait tranché le gouvernement. C’est après cela qu’une Opposition autiste revient pour lancer ce mot d’ordre de ville morte pour exiger ce que les syndicats n'ont pu obtenir. Ce n’est pas un camouflet qu’elle reçut les 30 et 31 mars, encore moins un avertissement par ses propres supposées troupes, mais un véritable AVC qui devait la plonger dans le coma et après une courte maladie, rendre l’âme.
La voilà cette opposition qui vient peut-être de redresser, en théorie, le cours de l’Histoire, avec cette réunion improvisée, par trois "mesurettes" - elle ne sait pas ce qu'elle fait.. - que cette même Histoire lui aura dictées.
- La marche des femmes (des Partis ?), auxquelles les Partis avaient demandé de renoncer à leur projet : brider cette ardeur habituellement dissuasive pour les Pouvoirs, eh bien c’est humainement honteux. (On est habitués).
- Ne pas annoncer de nouvelles marches et villes mortes, ce serait politiquement, désespérant. Où a-t-on vu une Opposition qui ne s'oppose pas ! (On est vaccinés).
- Mais bouder les démembrements, voilà qui annonce un tremblement de terre !
Un retrait qui aboutirait à celui de toutes les institutions républicaines ?
L’Opposition ou si, sans vouloir minimiser les 20 autres Partis, si l’UFDG ne participe pas aux communales et autres communautaires, il n’y aura plus de maires, à moins que l’Exécutif ne ramène de nouvelles délégations spéciales ; sur la base de quelle légalité ? Impensable. Étant entendu que l’UFDG et sa vingtaine de compagnons se seront retirés des 128 concessions illégales qu’ils avaient reçues en vendant leur âme avant de recevoir le coup fatal du 11 octobre ; du coup, si l’UFDG suit une logique inédite, elle devra se retirer de toutes les institutions républicaines pour ne pas insulter non seulement à son engagement idéologique, mais aussi à toute morale politique ; elle enlèverait toute crédibilité à son action, voire à sa légitimité historique qui serait alors définitivement ruinée aux yeux de ses militants et de « ses » morts qui nous voient !
Qu'est-ce qu'une Opposition qui aurait VOLONTAIREMENT renoncé à la gestion de toute collectivité locale, mais qui continuerait à s'agiter ou à jouer la chaise à moitié vide ou pleine, dans une assemblée où la majorité présidentielle se voit élargie par l'apport de tout un groupe parlementaire, celui qui est réputé être la troisième force politique du pays ?
Et Alpha Condé, je veux dire Mouvance et Présidence confondues, que fera-t-il ?
Choisira-t-il la CENI et Sidya, puisque c'est l'UFR qui pose problème aux yeux de l'UFDG, l'UFR qui, à tort ou à raison, veut maintenir son quota dans les "démembrements" de la CENI ? Or les quotas seraient fondés sur l'appartenance ou non à l'Opposition dit l'UFDG. Que nenni ! Erreur, dit Sidya, les démembrements sont basés sur un consensus, et doivent être maintenus pendant toutes les futures élections, après la dernière présidentielle du 11 octobre 2015. En attendant que le Droit républicain tranche, (par une loi dit l'UFDG), Alpha Condé va-t-il laisser un grand boulevard à l’Opposition ou lâcher ces deux « organes » INESSENTIELS - en termes de stratégie personnelle, "solitaire", "machiavélique", au regard de cette séquence historique, s'entend ? Renoncer à son entrée ou à sa sortie par la grande porte de l'Histoire et à la possibilité d’aller "tranquillement" jusqu'au bout de ce second mandat ? Ne pourrait-il être tenté de voir et d’emprunter à bon prix, cette autoroute avec seulement trois péages que vient de mettre en chantier une Opposition soudain visitée par l’ange Gabriel ?
En effet si jamais l’Opposition, par une opération du Saint-Esprit, comprenait qu’elle tenait là le nœud gordien où Alpha s’est déjà laissé prendre le cou par ses "jeunes" grognards, si l'Opposition désertait toutes les institutions républicaines, en oubliant le "gâteau électoral", si...
Avec des si, on sait ce que cette Opposition a fait depuis plus de quatre ans. Un petit pas en avant, deux grands pas en arrière.
Was-Salam,
Saïdou Nour Bokoum
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