
Les « propos ethnicistes » de Chérif Bah et l’amnésie ethnocentriste (par Saïdou Nour Bokoum )
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le vendredi 15 septembre 2017 23:07
- Publié le mercredi 23 août 2017 14:30
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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Actualtés de Guinée Conakry, 24/08/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com Lu à gbassikolo.com : « #2 Youssouf Bangoura 02-08-2017 13:43
Mamadou Chérif Bah, vous faites partie de ceux qui ont mis ce pays à genou, vous qui étiez gouverneur de la BC de notre pays durant des années et vous qui vous étiez effacé pour que FODE BANGOURA dit ALYANA FODE dilapide nos petites ressources financières à la BC, vous devriez avoir honte de critiquer aujourd'hui le retard de la GUINEE ...
On vous connait Mr Bah, toute la GUINEE sait que vous êtes un homme mou, effacé et corrompu, la seule chose qui intéresse est votre petite personne et non la GUINEE et ses intérêts sinon, ça saurait. Vous êtes très mal placé à parler de l'état actuel de la GUINEE, nous autres guinéens, avons pas la mémoire courte et on s'en fout si vous avez gardé PIERRE ou PAUL à la BCRG, ce qui nous intéresse nous, c'est ce que vous y avez fait et la dilapidation à grande échelle nos ressources financières par votre équipe
Il est très facile de monter sur ses grands chevaux pour critiquer les autres quand on a plus les privilèges d'antan, regardez vous sur la glace et revoyez bien votre passé en tant que technocrate avant de vous mettre en scène. Les guinéens n'ont pas besoin de vous pour leur défense, quand vous vous mettiez plein la poche, ils étaient là et ils vous voyaient et c'est en ce moment là qu'il fallait les défendre quand avec votre complicité, ALYANA FODE dilapidait leurs maigres ressources. Alors BASTA
Une dernière chose, pour être crédible, il faut fournir au peuple de GUINEE les noms et prénoms de ces 900 cadres peulhs renvoyés par le gouvernement actuel ou sinon, le gouvernement guinéen devrait porter plainte contre vous pour diffamation et subversion. »
Il y a quelques années, lors d’une autre vie, quand Alpha n’était encore qu’A lélé tcho, j’étais dans le salon du futur « président démocratiquement élu » (RTG du premier mandat). A l’époque, Tibou Kamara et Sultan étaient à couteaux tirés. Il y avait une camarilla autour d’u président déjà semi-grabataire, dont Sam Soumah, Sultan, peut-être un Thiam quelque chose, Fodé (Djahanam) Fodé Aldjanna etc.. Alpha « draguait ». Tibou (intellectuellement, disons). A propos de je ne sais plus quel détail entre larrons en foire, Tibou défendait mordicus son ami Cellou Dalein, Premier ministre. Il était en même temps dans les bonnes grâces de Conté sans doute grâce à un ouvrage, un « must sur la politique de Conté..). Donc j’ai appelé mon neveu pour lui dire, c’est bon Tibou, on t’a compris, Conté et Cellou sont tes amis, mais Conté est président. Si vraiment il te soutenait il virerait sur le champ Sultan, s’il ne le fait pas c’est qu’il y anguille sous roche. Laisse donc béton, ce qui ne t’empêche pas de garder ton amitié avec Cellou. Là-dessus, Alpha me dit en substance, je vais lui démontrer pourquoi il perd son temps. Alpha appelle Kassory qui était parti aux States un peu fâché, emportant une mallette contenant une misère de 12 millions de dollars disait-on. Donc Kassory raconte.
Une première fois le gouverneur de la BCRG vient voir Conté pour se plaindre du numéro 2 de la BCRG, de la façon non orthodoxe dont ce dernier sortait des milliards. Conté lui dit « c’est bon, monsieur le gouverneur, vous avez raison ». M. Le gouverneur sort côté jardin, et Soumah (Aldjanna ) sort côté cour d’une chambre et Conté lui dit grosso modo, « ne t’inquiète pas fiston, y a pas draps ». Une seconde fois le même sketch de Kotèba ou Kakilambè se joue, mais là, M. Le gouverneur trouve bien installé dans un fauteuil, Aldjanna Soumah. Après ce second lamento du gouverneur, Conté dit de son ton de faux paysan-militaire qui prenait son lait de coco pendant que les soldats guinéens se faisaient canarder entre deux palmes, donc Conté :
« Vous avez raison monsieur le gouverneur mais lui c’est mon fils ».
Il aurait ajouté à l’adresse de celui qu’on prenait déjà pour dauphin
« Banama di kobi !
D’ailleurs la première fois, Conté s’était contenté de donner l’hélicoptère de commandement à Aldjanna Fodé qui allait battre campagne au Fouta avec les milliards que des bérets rouges sortaient, embarqués dans des camions militaires qui entraient par la grande porte de la BCRG.
Ah, j’allais oublier, quand quelques lacourous au faîte du palmier s’étaient fait cueillir par les Portugais, le stratège savait d’où venaient les tirs colonialistes et alors il se levait sans boitiller :
Wonkaï !
Sans aucun rapport, sauf leur commun cran, Kassory, plus futé, tu meurs, quand il était chez Conté, en fier Moryanais, croisait ses jambes sur la table basse. C’est après cette fâcherie que Conté est allé l’accueillir triomphalement, sans cortège à l’aéro-hangar de Gbessia, that is la « gare-voitures pour avions », comme disait un « grand » du temps de « l’impérialisme à bas ! ».
Bon. J’entendais Alpha mais pas Kassory. Il faut dire ce qu’on a vu ou entendu. Sinon c’est péché. Tibou et Alpha ont mis du temps à se rabibocher. Il suffit de se rappeler la date du limogeage de Cellou par Djahanama Fodé et que c’et en 2017 que le décret spécial de Tibou est sorti.
A présent cherchez le fabulateur.
Tibou, Kassory , Cellou et Alpha sont vivants. Un des Fodé est entrain de s’expliquer avec son Seigneur Très Haut, parce que ce n’est pas parce qu’on porte le sobriquet Aldjanna qu’on y entre : même le prophète –roi Souleymne (As), mettra 40 ans pour s’expliquer devant les portes du paradis de ce qu’il a fait de ses sujets. Ce sera le cas de Fodé Djhannama qui n’est pas forcément voué aux flammes.
Mon anecdote n’est qu’une anecdote, comme celle de Youssouf Bangoura. A ceci près que j’ai vécu la mienne presque à l’interne, avec la narration quasi-verbatim des grands protagonistes. Chacun peut vérifier le duel Tibou-Sultan et le coup de flingue final de Fodé Bangoura. Quant à la narration directe Alpha-Kassory et indirecte avec Tibou, ils savent que malgré le tabac à chiquer, le cola, la cocaïne que m’offre Couleur Soumah Tropicale comme raconte un lâche portant un masque Tana ala au nez plat comme un cul de tortue, je sais encore mettre un pied devant l’autre et que ma gueule, monsieur Ousmane Diallo,
Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? (Johnny Hallyday).
Oui, Alpha, Kassory, Tibou, Cellou, Fodé (le vivant), Sultan etc., savent où me trouver ou me contredire : je dirais peut-être le reste...
Was-Salam
PS : je ne peux pas me relire, pour être en phase avec la prose fleurie rouge-glaïeul de Youssouf Bangoura..
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