La vérité sur l’intronisation du nouveau secrétaire fédéral d’UFDG en France.
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- Catégorie : Politique
- Mis à jour le mardi 1 mai 2012 17:06
- Publié le mardi 1 mai 2012 14:20
- Écrit par Abdoulaye DT Diallo Mamadou Saliou Camara
Le samedi 21 avril 2012, la démocratie interne de l’UFDG a subi un coup dur. Les fondements et les textes du Parti sont foulés par terre puis piétinés; dans le seul but d’imposer une personne à la tête de la fédération UFDG-France. Un coup de force que les auteurs essayent de présenter comme un large consensus. C’est la honte pour une formation politique dont la DEMOCRATIE est le maître mot.
Face à cette désinformation, nous avons jugé utile de rétablir la vérité des faits. Cette vérité, nous la devons aux militants du Parti qui se battent pour défendre l’idéal démocratique auquel aspire notre pays. Pour faciliter la compréhension, il nous a semblé nécessaire de retracer toutes les étapes de la gestion de ce dossier.
En effet, le secrétaire fédéral sortant avait manifesté sa volonté de se retirer des affaires. Il a dès lors demandé au bureau fédéral d’organiser la restructuration de la fédération. C’est ainsi que le bureau fédéral s’est réuni le samedi 25 février 2012 pour débattre et examiner ce sujet majeur de la restructuration. Au terme de cette réunion, le bureau a conforté la suggestion du secrétaire fédéral sortant de profiter de son départ afin de procéder à cette restructuration tant attendue. Une commission de restructuration a été mise en place pour réfléchir et faire des propositions. Cette commission après un travail approfondi présenta son rapport au bureau fédéral pour validation le dimanche 1er avril 2012. Faute de temps, le rapport n’a pas été adopté dans son intégralité; mais les points essentiels furent validés soit à l’unanimité ou à la majorité. La restructuration totale du bureau fédéral et l’organisation d’un congrès faisaient parti des points adoptés.
Suite à cela, quatre candidats se sont déclarés dont un grand favori. La compétition s’était engagée. Le branle-bas de combat avait commencé. Le favori cherchait à garder son avance, les chalengeurs, à le rattraper.
Constatant que leur poulain n’avait aucune chance de remporter les élections, certains ont commencé les intrigues pour l’annulation du congrès en privilégiant la cooptation. Hélas, ils ont réussi leur coup au grand dam des militants.
Comment ont-ils fait pour réussir ?
Le 11 avril 2012, le secrétaire national chargé des structures de l’UFDG à l’étranger, Monsieur Mamadou Dian Diallo, avait envoyé un message au secrétaire fédéral sortant pour lui rappeler certains articles des statuts et ses obligations à assumer ses charges jusqu’à la désignation de son successeur. Monsieur Mamadou Dian Diallo avait ajouté aussi que le Conseil Politique donnera des «directives claires sur la procédure à utiliser pour la désignation d'un Secrétaire fédéral intérimaire.» Malgré cette mise en garde, le secrétaire fédéral sortant et ses amis ont décidé de passer outre. C’est ainsi que, sur fond de manipulations et de coups-bas, le samedi 21 avril dernier, ils ont intronisé leur ami au mépris des textes qui régissent le fonctionnement du Parti.
Pour valider ce coup de force, tant tôt, ils disent que leur ami est nommé par le fédéral sortant "conformément aux statuts du Parti"; tant tôt, leur ami est élu haut les mains. Il convient de rappeler ici qu’il n’est inscrit nulle part dans les statuts et règlements intérieurs que le fédéral a le pouvoir de désigner son successeur. Il faut également signaler qu’il n’y a JAMAIS EU DE VOTE sous quelque forme que ce soit lors de la réunion du 21 avril dernier. Pourtant, ils avaient rameuté des déserteurs pour le besoin de la cause. Des déserteurs qui ne participent plus aux réunions du bureau fédéral, ni aux activités de la fédération depuis 2010, au lendemain de l’échec électoral. Ils avaient même fait venir un Monsieur qui n’a jamais appartenu au bureau fédéral. Toutes ces manœuvres traduisaient une certaine fébrilité et un manque d’assurance. Il est important que les militants et les démocrates sachent que le nouveau secrétaire fédéral de l’UFDG en France a été nommé (ou imposé. C’est selon) et non élu.
Pour pallier aux défaillances futures, qui ne manqueront pas sûrement, les comploteurs ont bricolé un poste de Secrétaire Fédéral Adjoint. Ils pensent masquer ainsi les insuffisances du nouveau promu. Le poste de Secrétaire Fédéral Adjoint n’existe pas statutairement. Ils citent l’exception de la fédération de l’UFDG-Sénégal pour se donner bonne conscience. Si au Sénégal, il était justifié, en France, rien ne le préconise. Rappelons qu’au Sénégal, le fédéral était une personne vieillissante avec une santé fragile. D’ailleurs, il est décédé en juillet 2010. C’est pourquoi au Sénégal un poste d’adjoint fut créé et attribué à quelqu’un de plus jeune et plus dynamique pour gérer les activités.
Pourquoi écarter le favori au profit d’un autre ?
Le secrétaire administratif a toujours assumé l’intérim aux absences du fédéral. Il était intérimaire à des moments-clés de la vie politique de notre pays, comme lors des élections présidentielles 2010. Le bon sens aurait voulu que celui qui a l’habitude d’assurer l’intérim l’assume cette fois-ci encore, surtout qu’aucune faute ne lui a été reprochée.
Pour les diviseurs du Parti, le secrétaire administratif n’est plus digne de confiance parce qu’il serait un proche du vice-président de l’UFDG, M. Bah Oury. Oui, la chasse aux partisans de M. Bah Oury semble ouverte. Le secrétaire administratif est accusé aussi d’administrer un site web qui favoriserait le "bicéphalisme" à la tête de l’UFDG ; comme si M. Bah Oury doit sa notoriété à un quelconque site web. Evidemment, ces accusations sont sans fondement. Mais, quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage.
Par ailleurs, il faut noter l’implication directe d’un haut responsable du Parti dans cette mascarade. Ce vieux membre du bureau exécutif national y a joué un rôle néfaste et déterminant. Il semble qu’il serait chargé de trouver un consensus; mais il a plutôt défendu un candidat au lieu (que ce soit la légalité, ndlr). Avait-il reçu des consignes dans ce sens? Son attitude le laisse croire.
Ces pratiques discriminatoires rappellent celles pratiquées par M. Alpha cCndé à l’encontre des citoyens guinéens suspectés d'appartenir à l’Opposition ou appartenant à un groupe ethnique. Ces citoyens sont injustement chassés de l’administration.
Un Parti comme l’UFDG ne doit pas tolérer ce genre de pratiques dans ses rangs au risque de se décrédibiliser. On doit combattre avec la plus grande rigueur les apprentis sorciers en mal de notoriété qui usent et abusent des méthodes répréhensibles pour leurs intérêts personnels. Voilà pourquoi nous (en) appelons à la responsabilité de la direction nationale du Parti, afin de rétablir le droit en exigeant le respect des textes fondamentaux de notre formation politique.
Texte signé par :
Abdoulaye DT Diallo, Secrétaire Administratif de l’UFDG-France
Mamadou Saliou Camara, Secrétaires à la communication de l’UFDG-France
