Dr Al-hassane Makanera : la rectification d’une seule anomalie budgétaire peut dégager plus de quatre fois les 500 milliards de FG par an réclamés par tous les fonctionnaires guinéens sans créer de déficit !
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- Mis à jour le lundi 12 mars 2018 15:18
- Publié le lundi 12 mars 2018 13:14
- Écrit par Dr Al-hassane Makanera Kaké
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« Attention ! Une précision s’impose. Il faut savoir que les 500 milliards dont on parle sont largement supérieurs à la revendication du syndicat des enseignants. Ils correspondent à l’ensemble des revendications de tous les fonctionnaires dont le nombre est estimé à environ 100.000(cent mille), alors que les enseignants sont moins de 10.000 (Dix mille). De ce fait, l’État doit nous informer sur l’incidence réelle de la revendication du syndicat des enseignants qui est probablement beaucoup moindre que les 500 milliards qu’il brandit . »
Il est possible de satisfaire les revendications des syndicats sans créer de déficit. En effet, le montant total demandé pour tous les fonctionnaires en 2017 est évalué à 500 milliards de francs guinéens par an. Avec ce montant, les problèmes actuels peuvent être résolus. Ainsi, pour satisfaire les revendications syndicales et au-delà, améliorer le quotidien de tous les Guinées, le gouvernement doit procéder au réajustement du budget portant sur les dépenses et les recettes de l’État. A souligner que le budget de l’État et les exploitations minières sont aujourd’hui des instruments les plus redoutables de spoliation des Guinéens au profit d’une minorité bien identifiée ou identifiable. Le terme « anomalie budgétaire » que j’ai adopté pour qualifier ces faits, est certes respectueux, mais pas adapté car, il s’agit tout simplement d’une fraude organisée, une sorte de caisse noire au profit de la minorité en question. Sans vouloir entrer dans les détails et dans l’impossibilité de pouvoir m’étendre sur tous les mécanismes de fraudes qui encerclent le budget de l’État guinéen, il me semble utile d’en indexer quelques uns à travers les dépenses d’une part (I) et les recettes d’autre part (II).
I-) Anomalie de certaines dépenses de l’État
Il est nécessaire de rappeler que le budget de la République de Guinée comprend plus de 12.000 lignes budgétaires dont l’exécution permet des détournements et aux mauvaises gestions des deniers publics. On n’y trouve des lignes inacceptables, volontairement destinées à l’enrichissement illicite de certains cadres au sommet de l’État. L’un des secteurs par lesquels saignent les finances publiques de façon très abondante est celui de la passation des marchés publics. Dans ce secteur, le détournement de biens publics se fait à l’échelle industrielle et de façon généralisée(A). De ce fait, le réajustement des dépenses s’imposent (B).
A-) Dépenses de marchés publics
Il est difficile d’évaluer l’ampleur réelle des détournements dans les passations des marchés publics. Les rapports semblent indiquer qu’ils sont orchestrés, tant au niveau de la présidence de la République et du gouvernement, qu’au niveau de l’Assemblée nationale, de la CENI et d’autres institutions constitutionnelles. Il est à retenir aussi que les détournements de biens de l’État ne se limitent pas au secteur des marchés publics. Il existe d’autres façons de frauder l’État qui consistent à créer des doubles emplois dans l’exécution des dépenses publiques. Elles se traduisent notamment par des lignes de crédits affectées à des dépenses sans objet et dépourvues de tout caractère public. Des crédits affectés aux institutions inexistantes qui sont pourtant décaissés.
Les rapports des partenaires techniques et financiers de l’État (FMI, BM ) avaient démontré que les passations des marchés publics en Guinée enfreignaient gravement aux règles et procédures en vigueurs.
Ainsi, en 2017, sous la pression combinée du FMI et de la Banque mondiale, le Ministère de l’Économie et des finances de la République de Guinée avait commandé un audit des marchés publics passés par un échantillon de 24 autorités contractantes sur l’exercice 2013, 2014 et le premier semestre 2015. Ce rapport d’audit avait conclu sur le constat suivant :
13% des marchés publics passés sont conformes aux règles et aux procédures ;
63% des marchés publics passés sont non conformes aux règles et aux procédures ;
24% des marchés publics passés n’ont pu être audités pour carence documentaire.
Extrait du Rapport du ministère de l’économie et des finances de la République de Guinée
Le résultat de ces audits commandés par le ministère de l’Économie et des finances sous la pression des partenaires extérieurs démontre que les 87% des marchés publics passés en Guinée sont entachés d’illégalité et laissent croire aux détournements massifs des deniers publics.
Il est à souligner que ces audits, bien que mettant en cause la gestion illégale de milliers de milliards de Francs guinéens, ils ne concernent qu’un petit échantillon de 24 autorités signataires de contrats de marchés publics. Ce qui laisse croire que les fraudes relatives aux contrats portant sur les marchés publics sont immenses. Cependant, le réajustement de certaines dépenses publiques peut diminuer l’ampleur de la corruption dans ce secteur.
B- Réajustement de certaines dépenses publiques
Le secteur des dépenses publiques, connu pour être l’une des portes par lesquelles s’évadent les recettes de l’État, a besoin de véritables réajustements. Sans être exhaustif, je propose des réajustements suivants :
1)- Éliminer les doubles emplois dans les dépenses communes
En matière budgétaire, le double emploi est un moyen très efficace de détournement des ressources publiques. Elle consiste à consacrer plusieurs dépenses au même secteur. Par exemple, si la dépense du personnel d’un ministère est de 100 milliard de FG, on n’y consacre deux lignes budgétaires de 100 milliards chacune, qui finiront par coûter 200 milliards de FG à l’État au lieu 100 milliards. Les100 milliards de trop étant destinés à l’alimentation des circuits de détournement de biens publics.
Les titres 2, 3, 4 et 5 des dépenses communes constituent des doubles emplois par excellence au sens des finances publiques du terme. Ce montant est égal à : 1.913.892.558.000 FG (1913 milliards, 892 millions, 558 milles Francs guinéens) qui se décompose comme suit :
T2. Dépense de personnel : 240029674.000
T3. Dépense de biens et services : 573.634.561.000 (2018)
T4. Dépense de transfert : 907093957.000
T5. Dépense d’investissement : 193. 134.366.000
2 -Rendre transparents le nombre et les charges budgétaires des contractuels de la fonction Publique
La gestion des contractuels de la Fonction Publique relève du ministère de l’Économie et des finances. Cependant, cette gestion se fait dans une opacité totale. Les documents budgétaires ne comportent aucune information sur leur nombre, encore moins sur l’effectivité des travaux qu’ils sont sensés exécuter. Le seul objectif de cette dissimulation d’information est de dissimuler le détournement des dépenses publiques.
3 – Rationnaliser les crédits pour biens et services
Les achats de biens et services représentent en moyenne 18% du total des dépenses budgétaires. En réalité, les achats de biens et services sont des cadeaux accordés aux agents en charge de l’exécution du budget. La tenue de la comptabilité en la matière ne permet aucune lisibilité des biens et services achetés annuellement. Ce flou volontairement entretenu cache d’énormes pillages de deniers publics. Plus grave est qu’on assiste à la reconduction automatique de certaines lignes de crédit portant sur achats de biens et services même si les besoins qui ont motivé la création de ces lignes ont changé de nature ou ont tout simplement disparu. En Guinée, tous les matériels et les immobilisations sont comptabilisés au titre de la classe 6 qui permet de les amortir en une seule année d’exercice budgétaire. Ce qui signifie que les consommables, les ordinateurs, les tables et bureaux ont la même durée de vie, c’est-à-dire un an. Cette manœuvre permet de décaisser chaque année la somme équivalant au coût de l’ensemble des équipements de l’administration comme si la durée de vie d’un ordinateur, un bureau, d’une imprimante...n’est que d’un an. Bien entendu, ces sommes décaissées suivent aussi le même circuit de détournement.
4 -Diminuer considérablement les dotations en carburant
Pour 17 ministères sur 68 institutions tirés au hasard, au titre de l’exercice 2018, le crédit destiné au carburant est évalué à 49. 749.306.000 (Quarante neuf milliards, sept cent quarante neuf millions, trois cent six mille FG)
5 -Rationnaliser les crédits pour les missions à l’étranger
D’abord, les fonctionnaires guinéens voyagent en première classe et avec un billet d’une année de validité. Ces voyages pèsent lourdement sur le budget de l’État. Les missions ne sont pas évaluées en fonction des nécessités des différents services bénéficiaires. Le nombre des missions et leur calendrier ne sont pas connus à l’avance.
Dans la pratique en Guinée, les missions ne sont pas forcement motivées pour les intérêts de l’État. Elles constituent des privilèges accordés à certains agents publics.
6 -Supprimer les dotations de crédits au profit des services à créer.
A titre d’exemple, on peut citer les écoles d’excellence à créer à l’intérieur du pays, notamment à Boké. Ces services ne sont toujours pas créés. Cependant, les crédits dont ils sont dotés finissent par être décaissés pour s’engouffrer dans le tunnel noir de la corruption.
7 – Supprimer les dotations de crédits des institutions non fonctionnelles, parmi lesquels on peut citer
La Haute cour de justice avec une dotation de crédit de 2.500.000.000 FG
Cette Haute Cour n’est pas créée, pourtant, elle est dotée de crédit
Le Haut conseil des collectivités locales avec une dotation de crédit de 3.403.870.000
Ce Haut Conseil aussi n’est pas créé, pourtant, il est doté de crédit.
Rationnaliser les crédits pour entretien des ministères.
Les lignes de crédits existent mais, les locaux des départements ministériels ne sont pas entretenus.
8 – Supprimer les ensembles non ventilés
On appelle ensembles non ventilés, la partie du budget non affecté à une dépense spécifique, donc, qui devait rester dans les caisses de l’État. Mais en Réalité, cette partie du budget est totalement détournée. Il est à souligner que les ensembles non ventilés constituent une grave violation du principe de spécialité budgétaire. Au titre de l’exercice budgétaire pour 2018, et pour seulement 16 ministères sur 68 institutions, le montant des ensembles non ventilés est évalué à 207.044.703.000 FG (Deux cent sept milliards, quarante quatre millions, sept cent trois mille FG). Inutile de dire que le destin de ces ensembles non ventilés est tout tracé, c’est-à-dire, prendre le chemin du tunnel noir de la corruption.
II) REAJUSTEMENT DES RECETTES PUBLIQUES
Les recettes fiscales constituent la principale ressource du budget, soit 87,03% au titre de l’exercice budgétaire 2018. Les dons, legs et fonds de concours représente 8,72%. Ces 8, 72% ajoutés aux recettes fiscales, représentent 95,75% du total des recettes. Ce qui signifie que les recettes non fiscales ne participent qu’à hauteur de 4,25%. Dans ce sens, le gouvernement doit fournir beaucoup d’efforts pour mobiliser les recettes non fiscales. Ainsi, pour augmenter les recettes, le gouvernement doit :
A- Interdire la répartition des excédents de recettes fiscales
A la fin de chaque année budgétaire, on assiste à la répartition de l’excédent de recettes encaissé par l’administration fiscale entre les agents du fisc au lieu de verser la cagnotte fiscale au trésor. C’est pourquoi, le quota de prélèvement fiscal est fixé en tenant compte de la part du crédit à partager. Ne soyez pas étonné de l’enrichissement accéléré et insolent des agents de l’impôt en Guinée. Si dans d’autres pays l’impôt est prélevé pour l’État qui le reparti ensuite, quant à la Guinée, l’impôt est prélevé surtout pour une catégorie de Guinéens qui profitent de nos richesses et se servent à leur guise, ensuite, ils déclarent à l’État ce que bon leur semble et en toute impunité.
B- Comptabiliser les excédents d’exploitation des sociétés publiques et Établissements Publics à caractère industriel et commercial
La Guinée compte aujourd’hui plus de 130 entreprises et établissements publics à caractère industriel et commercial tels que le Port Autonome, OGP, ARPT etc. Il se trouve que les recettes de ces sociétés estimées à des milliers de milliards de Francs guinéens ne sont pas comptabilisées, donc, elles ne sont pas contrôlées. Ce qui permet à certains observateurs de dire que ces sommes pharaoniques volontairement dissimulées sont destinées à alimenter les comptes bancaires de certains hauts cadres de l’État guinéen. L’observation la plus banale du niveau de vie et de l’arrogance des directeurs généraux de ces établissements confirme la perception de détournement des deniers publics.
C- Procéder à l’évaluation directe et au contrôle des produits des domaines de l’État
Les produits des domaines de l’État sont sous-évalués. Les revenus de location du patrimoine public bâti pour 2018 ne sont que de 17 27 0 553 000 FG et la Cité des nations 138 089 000 FG.
D- Améliorer le rendement des prélèvements effectués sur les sociétés minières.
Le budget pour 2018 enregistre un faible niveau de l’impôt sur les sociétés minières qui est de 5,34%, alors que le nombre de sociétés minières a augmenté ainsi que la production. On ne peut comprendre que le nombre de sociétés minières augmente ainsi que leurs productions et que cela se traduise par une baisse conséquente des recettes fiscales relatives à ces sociétés ! On peut se demander si ces recettes fiscales ne sont pas versées dans d’autres comptes bancaires que celui de l’État
E- Revoir la taxe à l’extraction des mines et carrières
Pourquoi la taxe minière à l’extraction est égale à 0% au titre du budget pour 2018 ? Il y a des anomalies qui doivent faire l’objet d’explication au peuple de Guinée. Il y a des extractions minières à plusieurs endroits en Guinée et on vient nous dire que la taxe minière à l’extraction est égale à 0% au titre du budget pour 2018 !
F- Identifier et comptabiliser les payements des recettes fiscales effectués par les sociétés minières évoluant à Boké et à Forécaria
La gestion des sociétés minières de Boké et Forécaria sont de nature à faire dormir en pleine course de vitesse de 100 mètres. Je peux dire sans risque de me tromper que de telles situations ne peuvent se rencontrer qu’en Guinée. C’est-à-dire, des entreprises minières en pleine activité qui ne figurent pas dans le budget à titre de contribuables. Abstraction faite des personnes impliquées dans cette gestion opaque, les recettes fiscales de ces sociétés qui doivent se chiffrer par des milliers de milliards sont inconnues de la majorité des Guinéens y compris les représentants du peuple à savoir les députés.
G – Apporter des précisions sur les lignes budgétaires entachées de confusion
Avec cette longue liste non exhaustive d’anomalies budgétaires, il convient d’ajouter l’existence de lignes budgétaires qui portent à confusion. Il y a des lignes de dépenses à contenu inconnu. On parle d’achat de biens et services, mais, on ne sait quels biens et quels services ! Il en est ainsi entre autres :
-achat des biens et services (quels biens et services ?),
– achat des fournitures des biens courants (quels biens courants?),
– achat des fournitures des biens spécifiques (quels biens spécifiques?)
– achat des prestations diverses (quelles prestations diverses ?)
Il est à souligner que les anomalies budgétaires soulevées dans cet article sont loin de couvrir l’ensemble des anomalies qui caractérisent la gestion des biens publics en Guinée. Pourtant, les réajustements des points indexés ci-dessus sont de nature à couvrir largement les dépenses que peuvent engendrer la satisfaction des revendications syndicales.
Si nous acceptons de faire une petite addition des sommes disponibles au niveau des lignes budgétaires suivantes: ensembles non ventilés, doubles emplois dans les dépenses communes et dotations des services non fonctionnels, nous verrons l’étendue de solutions dans les mains du gouvernement, permettant de résoudre les revendications syndicales.
1- Ensembles non ventilés pour 16 ministères sur 68 institutions :
207. 044.723.000 fg (Deux cent sept milliards, quarante quatre millions, sept cent trois mille FG).
2 – Doubles emplois dans les dépenses communes :
1.913.892.558.000 FG (1913 milliards, 892 millions, 558 mille Francs guinéens)
3 – Dotations des services non fonctionnels :
5.903.870.000 fg ( Cinq milliards, neuf cent trois millions, huit cent soixante-dix mille FG)
Les trois postes ci-dessus permettent de faire une économie évaluée à 2126 84 1 151000 fg (Deux mille cent vingt-six milliards, huit cent quarante-un million, cent cinquante-un mille FG) soit 4 fois supérieur au montant demandé pour les 100.000 fonctionnaires guinéens c’est-à-dire, une somme de 500 milliards FG par an seulement.
En conclusion, on peut soutenir que l’essentiel des problèmes d’infrastructures sanitaires, routières, énergétiques, éducatives sont causés par la mauvaise gestion des ressources de l’État. Les sommes pharamineuses qui ne rentrent pas dans les caisses de l’État ou qui sont soustraites des caisses de l’État sont forcement destinées à alimenter de façon frauduleuse les comptes d’une minorité chargée de gestion des biens publics.
Il y a bien une solution aux revendications syndicales, il suffit de retirer l’argent public aux voleurs pour le mettre au service des travailleurs.
Dr Al-hassane Makanera Kaké
Enseignant chercheur
Sorce : legpard.net
Dr Adoul Baldé : GUINEE/ UN PAYS QUI MARCHE À RECULONS SOUS LA FERULE DES VAURIENS DE LA RÉPUBLIQUE
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- Mis à jour le lundi 29 janvier 2018 14:19
- Publié le lundi 29 janvier 2018 14:19
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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On ne le répètera jamais assez, la misère sans fond et les chemins sans issus où se débattent les Guinéens depuis 1958 et qui continuent de s’aggraver encore, résultent toutes de bêtises de gouvernements, délibérément commises, selon des programmes machiavéliques calculés avec minutie par des tyrans tous plus violents les uns que les autres.
Avec M. Alpha condé, jamais dans son histoire la Guinée n’avait eu un Président aussi médiocre et impopulaire. Sans aucun charisme, il rate tout ce qu’il touche, tel un alchimiste à rebours qui change infailliblement l’or en plomb. Seule son ambition le pousse en avant. Une ambition de deuxième classe serait-on tenté de dire.Son unique souci, jouir du pouvoir jusqu’à l’extrême limite. Ce pouvoir accaparant et destructeur, a montré toute sa nocivité. Il ne repose que sur le mensonge, la cupidité et l’incompétence. Il est incapable de mener la Guinée vers un destin de progrès.
LE MENSONGE COMME VIATIQUE DE GOUVERNANCE
Parmi les désillusions que l’exercice du pouvoir par Alpha Condé a pu apporter, on n’incrimine pas le trait le plus grave peut-être : le mensonge érigé en dogme, dans un État qu’il s’est approprié et perverti. En 59 ans d’indépendance, jamais un Président n’avait aussi systématiquement, effrontément et cyniquement menti aux Guinéens.
Lorsqu’on écoute les discours du professeur pyromane, on découvre non seulement son incohérence, son incompétence, mais aussi son inconsistance et ses mensonges éhontés, autant de défaut pour un responsable politique qu’aucun vernis fait de discours prétendument patriotique, ni aucune opération de communication ne saurait dissimuler. Le principal souci de cet imposteur profondément retors est de piller les richesses du pays en s’incrustant d'avantage au pouvoir, quitte à provoquer le chaos. C'est la raison pour laquelle il a fait appel à tous les VAURIENS de la République pour l'aider à ruiner le pays avant de lui tordre le coup. Ces individus interlopes, tous des délinquants multirécidivistes, véritables SANGSUES qui ont pris notre pays en otage depuis belle lurette, possèdent plusieurs points en commun : ils aiment l’intrigue, le pouvoir et ses privilèges. Ils trimbalent tous des casseroles dont les bruits ont franchi depuis très longtemps nos frontières. Ces médiocres, arrogants, austères et suffisants, avaient tous les défauts pour s’entendre à merveille avec le nouveau PARRAIN de la mafia guinéenne.
« ENSEMBLE CHANGEONS LA GUINEE » ÉTAIT SON SLOGAN DE CAMPAGNE EN 2010.
Dans la paranoïa ambiante actuelle de conquête sournoise d’un pouvoir perpétuel, en lieu et place de cette nouvelle Guinée du changement promis, on voit s’agiter une Guinée inquiète, stressée à cause des lendemains incertains, minés par la paupérisation, la précarité et la montée d’une pauvreté dont nul ne se sent désormais protégé.
ALORS ON EST EN DROIT DE SE DEMANDER QU’EST-CE QUI N’A PAS CHANGE ? QU’EST-CE QUI A CHANGE ?
- Ce qui n’a pas changé, c’est notre fameux « leader historique » qui symbolise l’ABSOLUTISME d’un pouvoir RETROGRADE que la Guinée subit depuis son indépendance et qui a compromis son devenir depuis 2010, condamnant tout changement.
- Le seul changement observé à ce jour, c’est l’espoir de voir le peuple guinéen décider enfin de son sort, espoir né de la disparition du CNDD de la scène politique suite aux massacres et viols du 28 septembre 2009 qui s’est révélé mort-né. S’y est substitué une morne désespérance, tueuse de rêves, une résignation à l’anarchie dans un quotidien vécu pour l’immense majorité de Guinéens dans milles tracasseries de diverses « autorités ». L’enrichissement pharaonique de quelques-uns, le développement sans frein de l’affairisme ne doivent pas faire illusion, ni faire croire à un progrès quelconque du pays. Dans ses enjeux vitaux, notre pays continue d’une façon ou d’une autre à se vider de sa substance matérielle et humaine. Conséquence d’une telle situation : c’est l’impossibilité de concevoir et réaliser tout projet économique et social profitable à tous les Guinéens. C’est aussi l’installation de la désespérance avec bien entendu tout ce que cela comporte de violence et de cruauté inévitable, puisqu’il n’y a plus d’espoir de changement pacifique ni d’amélioration de la vie matérielle des Guinéens.
Tout se passe comme si un malade menacé d’une fièvre infectieuse, après que le diagnostic ait été posé, on le laisse se surinfecter, en refusant de lui administrer les traitements existant pour le sortir de l’embarras.
« REPRENDRE LA GUINEE LA OU L’A LAISSEE SEKOU TOURE ». UN RACCOURCI NOUS DIT- IL MAINTENANT POUR DEVELOPPER LA GUINEE. M ALPHA CONDE PREND VRAIMENT LES GUINEENS POUR DES IDIOTS QU’ILS SONT LOIN D’ETRE.
Dernièrement, dans un retro pédalage dont il a le secret, il nous dit avoir été mal compris. Et qu’en réalité cela voulait dire que Sékou a été le père de l’indépendance politique (ensanglantée serait-on tenté de dire), lui, il sera le père de l’indépendance économique (marasme économique serait-on tenté d’écrire). Une autre duperie de petit despote futé qui s’enfonce de plus en plus dans une paranoïa aigue.
Qu’en est-il en réalité ? Il est vrai qu’en tant qu’opposant, notre fameux « LEADER HISTORIQUE » incarna un certain espoir auprès de quelques Guinéens. Ces derniers avaient vu en lui, un homme qui pouvait mettre fin à la tragédie de notre pays et l’engager sur la voie de la Démocratie et du développement. Au pouvoir, ils se sont vite ressaisis car, ils ont compris que l’apparence était trompeuse et que le vieux leader n’était pas là pour la Guinée. Il avait une mission bien précise. Continuer l’œuvre de ses « illustres prédécesseurs » en faisant tout pour perpétuer la tragédie de notre pays en le ramenant là où l’avait laissé Sékou Touré l’Ange exterminateur. Il utilise donc les mêmes méthodes et les mêmes pratiques que ce dernier. Abrutir les Guinéens en sabotant le système éducatif, mettre à genou son économie, maintenir le système de santé dans un état de déliquescence avancé, torturer, affamer le peuple, l’appauvrir sérieusement pour le rendre dépendant et mendiant, l’essouffler par la mendicité. Avec ces méthodes d’un autre âge, il est sûr de bien faire reculer le pays et de tout contrôler. Pour réussir son coup fourré, il a fait appel à tous les vauriens de la République pour l’aider à s’incruster au pouvoir pour perpétuer l’œuvre de démolition de la nation guinéenne.
Conséquence d’une telle situation : la grande délinquance, la criminalité, la violence en générale connaissent un développement exponentiel. La situation est catastrophique. En plus de cette violence voulue et entretenue à dessein, il y a une criminalisation de l’économie. Mais, nos VAURIENS nous tympanisent avec le concept de DEVELOPPEMENT du pays. Alors que la vie du Guinéen est toujours miséreuse et les mensonges règnent avec arrogance. Le clientélisme, l’injustice et les passe-droits sont toujours la règle de gouvernance.
Malgré ce qu’on a pompeusement qualifié de « PREMIERE ELECTION LIBRE EQUITABLE ET TRANSPARENTE DE LA GUINEE INDEPENDANTE », l’histoire sanglante de notre pays se poursuit invariablement. Que ceux qui ont donc les yeux rivés sur l’Émergence de la Guinée les baissent pour le moment. Car, en lieu et place d’une véritable émergence dont nul ne perçoit, à quoi assistons-nous ? À L’EMERGENCE D’ORDURES MENAGERES MEURTRIERES AVEC SES COROLLAIRES, SUR FOND DE QUETE D’UN POUVOIR PERPETUEL DANS UNE CHIENLIT GENERALISEE.
François Mitterrand disait à juste titre que : « UN DICTATEUR N’A PAS DE CONCURRENT A SA TAILLE TANT QUE LE PEUPLE NE RELEVE PAS LE DEFI ». Le troisième mandat que le supposé Guinéen désire ardemment, nous donnera très probablement l’occasion de relever le défi. Car, l’Histoire nous enseigne qu’il n’existe pas de pays docile et corvéable à volonté. Il y a toujours un moment où la coupe est pleine et malheur aux tyrans qui se font surprendre par la colère de leur peuple. Le volcanisme guinéen est imprévisible. La révolte des femmes en août en 1977 et les douloureux évènements de janvier et février 2007 en témoignent. Sékou Touré et Lansana en savent quelque chose car tous les deux faillirent y laisser des plumes.
Dr. Abdoul Baldé (France)
Docteur Adoul Baldé : Guinée : Questions autour d’une réconciliation nationale
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- Mis à jour le mercredi 3 janvier 2018 14:18
- Publié le mercredi 3 janvier 2018 14:18
- Écrit par Dr Addoul Baldé
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« SI VOUS GAGNEZ DES ÉLECTIONS EN DIVISANT LES GENS, VOUS NE POURREZ PAS LES GOUVERNER, CAR VOUS NE POURREZ PAS LES RASSEMBLER ». C’est le cas de M. ALPHA CONDÉ.
OBAMA disait il y a quelques jours à juste titre que : « SI VOUS GAGNEZ DES ÉLECTIONS EN DIVISANT LES GENS, VOUS NE POURREZ PAS LES GOUVERNER, CAR VOUS NE POURREZ PAS LES RASSEMBLER ». C’est le cas de M. ALPHA CONDÉ. Le pouvoir a révélé l’homme sous sa vraie nature : égoïste, insensible au malheur du Guinéen, souvent cruel, parfois sadique, scélérat à l’occasion, dans quelques circonstances, innommable. SA DEVISE EST SIMPLE : MENTIR, DIVISER POUR RÉGNER, TUER ET VOLER.
Vu la situation chaotique actuelle, on est en droit de s’interroger sur le bilan du leader historique quand on mesure à quel point le fossé ainsi creusé entre ses mensonges et la réalité se révèle profond.
Alors qu’il n’a posé aucun acte allant dans le sens de la réconciliation des Guinéens qui en ont pourtant besoin, dès après son coup KO, pour tromper le peuple, il feint d’avoir changé et parle de réconciliation nationale. Une commission est créée. Mais, les Guinéens se rendent très vite compte que cette fameuse commission vérité et réconciliation n’était que du bluff.
Lors de la remise du fameux rapport de ladite commission de réconciliation, ALPHA CONDÉ dit : « On ne peut demander à la Guinée de se focaliser sur le 28 septembre. Et les autres crimes ? Et les autres victimes ? Moi, j’assume tout le passé de la Guinée. Je ne veux pas qu’on m’enferme dans le camp Boiro ou dans le dossier de Kindia, les évènements de 2007 ou du 28 septembre, parce que tous ces évènements, c’est la Guinée qui les a subis ». Quelle hypocrite. Gober de telles saillies populistes, c’est accepter naïvement que son ami POLPOTE, le légendaire génocidaire Cambodgien pouvait réconcilier le peuple cambodgien qu’il a anéanti. On peut se demander si ALPHA CONDÉ connait le sens du mot « assumer » ? Il assume ces crimes en quelle qualité ? Bourreau ou victime ? Il se prend pour qui en se donnant le pouvoir de pardonner à la place des victimes ?
Alors, inutile de nous jouer le coup de la vertu outragée car, vous êtes l’un des principaux perpétrateurs de la tragédie de notre pays. Dans un État de droit, votre place serait dans une prison et non dans un palais. Mais hélas ! Nous sommes en Guinée, devenue la PATRIE DE L’IMPUNITE.
VOUS PARLEZ DE RECONCILIATION NATIONALE : on est en droit de s’interroger :
- Comment un tyran aux abois en plein égarement, qui est devenu aveugle et sourd devant les cris du peuple et qui a choisi de rappeler les bourreaux du peuple en renfort, peut-il réussir une telle prouesse ?
- Comment M. Alpha Condé qui a participé à toutes les tentatives de déstabilisation de notre pays depuis le 22 novembre 1970 ainsi qu’aux différentes incursions rebelles le long de nos frontières peut-il nous réunir ?
- Comment un président au pouvoir illégitime qui a fait de l’impunité et de l’irresponsabilité la base de sa politique peut-il rassembler les Guinéens ?
- Comment un pouvoir qui a pour socle des cadavres d’innocentes victimes peut-il prétendre guérir la communauté guinéenne ?
- Comment un pouvoir dont les fondements mêmes sont incompatibles avec une organisation plus juste, et plus humaine de la société peut-il rapprocher les Guinéens ?
- Comment un leader qui a fait exprès de choisir pour diriger la Guinée, des individus qui seront appelés tôt ou tard à s’expliquer devant la justice peut-il prétendre vouloir la vérité et la cohésion nationale ?
- Comment un homme qui se comporte plus en chef de bande qu’en président peut-il dire qu’il aspire à l’unité alors qu’il est le premier des diviseurs de son peuple ?
- Comment le premier violeur des lois du pays peut-il promettre justice et équité pour tous les Guinéens ?
- Comment un homme qui n’a aucun espoir à insuffler à notre pays peut-il bâtir un État pour nous sortir de l’ornière ? Car, sans État, il n’y a ni développement ni démocratie. C’est le règne de la chienlit à tous les niveaux.
- Comment l’un des principaux comptables du désastre guinéen peut-il prétendre nous réconcilier ?
Enfin, de quelle manière un homme en quête d’identité, un supposé Guinéen qui se dit un peu burkinabé, sans attache dans notre pays et qui n’est pas en accord avec lui-même peut-il nous rassembler et nous réconcilier ?
La réconciliation n’est pas un discours. C’est une pratique, un comportement des dirigeants, plus particulièrement le premier d’entre eux. Or, M. Alpha Condé est le premier diviseur des Guinéens. Il est devenu une certitude que « sa concorde civile et sa réconciliation des Guinéens », ne sont que des vœux pieux car dans les faits, il ignore volontairement les principes élémentaires de la VERITE et de la JUSTICE.
Ne soyons pas dupes. Cet homme est dangereux, il peut tout faire, tout dire car il n’a pas de surmoi pour l’encadrer ou le rappeler à l’ordre. Ce hors-la-loi de la politique ne reculera devant aucune ignominie pour se cramponner au pouvoir à vie. Sa seule préoccupation actuelle, c’est son troisième mandat. Peu lui importe la misère dans laquelle il a plongé la Guinée et compte l’y maintenir quel qu’en soit le prix à payer.
Je l’ai écrit, la volonté de réconciliation n’a pas besoin d’être clamée partout. Elle se vit au quotidien et les populations elles-mêmes la perçoivent dans leurs vies quotidiennes. Or, que voit-on depuis 2010 ? Des nominations à l’emporte-pièce, car pour M. Alpha Condé, gouverner, c’est non seulement nommer, mais surtout mentir, voler et terroriser. Il est donc pris dans cette ivresse de nomination. Ce qui lui donne une sensation de puissance sur les Guinéens.
Ce pouvoir de terreur vindicatif est essoufflé. Il n’a aucune volonté de démêler l’écheveau constitué par le mélange détonnant de corruption, de brigandage et de détournement de fonds publics sur fond de repli communautaire.
IL EST CLAIR MAINTENANT POUR TOUS LES GUINÉENS QUE M. ALPHA CONDE, LE PRINCIPAL SEMEUR DE ZIZANIE ENTRE LES DIFFERENTES COMPOSANTES NATIONALES, NE SERA PAS L’HOMME DU CHANGEMENT POUR LE RENOUVEAU DE NOTRE PAYS. LA RECONCILIATION QU’IL PRONE N’EST QU’UN CATAPLASME SUR JAMBE DE BOIS. Toutes ses gesticulations actuelles ne sont que des supercheries de petit despote finissant, qui tente vaille que vaille de tripatouiller la constitution pour s’installer dans un pouvoir à vie.
Pour la renaissance de la Guinée, il faut un véritable changement et non ce changement dans la continuité des aberrations du passé. L’amorce de ce changement doit commencer par un véritable débat national avec pour thème : VÉRITÉ, JUSTICE, RÉCONCILIATION ET DEVOIR DE MEMOIRE. Nous pouvons y arriver sans ce PSEUDO PRESIDENT, UN PASSANT supposé Guinéen et un peu Burkinabè comme il se définit lui-même et qui explique en partie, pourquoi il ne s’est jamais senti Guinéen, il n’a jamais aimé la Guinée et que, depuis sa prise de pouvoir, il n’a jamais passé un mois en Guinée sans voyager deux ou trois fois au frais du peuple martyr de Guinée.
Dr. ABDOUL Baldé (France).
Aliou TALL : Vous êtes diffamé ou harcelé sur les réseaux sociaux : comment vous défendre ? Partie 1
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- Mis à jour le mardi 16 janvier 2018 09:08
- Publié le mardi 16 janvier 2018 09:08
- Écrit par Aliou TALL
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Les ébats sexuels d’un homme politique avec sa maîtresse sont postés sur Facebook. La vidéo pornographique faite par une journaliste à son amoureux est publiée sur Whatsapp. Un lâche clone votre Whatsapp pour y publier des images ou des conversations obscènes. Un malfaiteur poste sur votre Facebook ou d’autres réseaux des commentaires, des photos ou des vidéos dans le but de nuire à votre réputation. Nul n’est à l’abri ! Si ça vous arrive, que ce soit le fait de votre adversaire politique, de votre concurrent professionnel, de votre collègue, de votre conjoint cocu, de votre coépouse, de votre Ex, ou simplement d’un pitoyable envieux, ne vous laissez pas faire. Vous avez des moyens légaux de vous défendre et de le faire condamner.
Un pitoyable internaute viole votre vie privée ou diffuse des « Fake news » contre vous.
Certains agresseurs, sordidement retranchés derrière leurs ordinateurs ou leurs téléphones, se plaisent à porter atteinte à votre dignité, à votre réputation ou à vos intérêts. Pensant que la distance ou l’immatérialité des nouveaux media est un gage d’impunité, ils se livrent à une entreprise machiavélique de destruction.Vous avez trompé votre femme avec une jeune fille qui a la moitié de son âge ? C’est moralement répréhensible et illégal dans certains pays. Mais c’est votre vie privée. Personne n’a le droit de poster vos galipettes sur les réseaux sociaux.
Sur Facebook ou Instagram, il arrive qu’une personne télécharge les photos d’une fille pour créer un profil fantôme, dans le but de lui nuire. C’est une violation du droit à l’image et une usurpation d’identité pénalement sanctionnées. Une personne peut poster un commentaire malveillant ou injurieux sur votre profil Facebook pour altérer votre réputation devant vos contacts. Ne vous résignez pas au silence ! Vous pouvez la faire condamner. D’autres tocards, encore plus zélés, vont cloner votre compte Facebook, Instagram, ou Whatsapp pour y poster des « Fake news », de funestes commentaires ou de viles conversations, des images ou des vidéos montées pour faire croire que vous en êtes l’auteur. Que vous connaissiez l’auteur ou non, la loi vous permet de le poursuivre et de le faire condamner.
Sur quelles bases juridiques pouvez-vous faire condamner votre cyber-agresseur ?
Si vous êtes l’objet d’une attaque sur les réseaux sociaux qui ternit votre réputation ou compromet gravement la poursuite de votre activité professionnelle, vous pouvez faire condamner votre e-bourreau pour diffamation, injure, dénigrement, émission de fausses nouvelles, usurpation d’identité, atteinte à votre vie privée ou à vos intérêts professionnels, atteinte à votre e-réputation. Vous pouvez aussi exiger le versement d’une grosse somme d’argent en réparation du préjudice qui vous est causé.
Si vous êtes dans un pays francophone, il existe des lois comme celles françaises de 1881 sur la liberté de la presse ; de 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, de 2004 sur la confiance dans l'économie numérique, de 2016 pour une République numérique, des articles 9 et 1240 du code civil, et de l’article 226-1 du code pénal contre les atteintes à la vie privée, qui permettent de traquer et punir le pitoyable criminel.
Quelle est la procédure pour faire condamner votre cyber-agresseur ?
D’abord ayez le réflexe de garder systématiquement les preuves de la diffamation : captures d’écran, téléchargements, copie des hyperliens, copie des codes sources de la page web, du forum, du profil Facebook ou Twitter qui a été le médium de la diffamation. Vous pouvez faire collecter ces preuves par un huissier.
Ensuite, si vous l’avez identifié, envoyez immédiatement à votre cyber-agresseur une mise en demeure d’enlever de tout support ou plateforme numérique ses nuisances préméditées. Faites un signalement et demander le retrait de ces nuisances aux moteurs de recherche et aux réseaux par lesquels les nuisances sont accessibles ou publiées : Google, Yahoo, Bing, Facebook, LinkedIn, Instagram, Twitter, Whatsapp, Viber, forums, etc.
Encore, sachez que votre malfaiteur est coupable même s’il emprunte des subterfuges, des détours, ou des insinuations pour vous calomnier ; que la diffamation soit publique ou privée. Si la diffamation est relayée par un site internet d’information, son directeur de publication en est responsable. Si vous avez identifié l’auteur des faits, vous pouvez le traduire directement en justice par une citation directe. Si vous ne connaissez pas le malfrat, vous pouvez déposer une plainte simple contre X, ou une plainte avec constitution de partie civile.
Enfin, en cas d’urgence et de grave préjudice, vous pouvez saisir le juge en référé, pour obtenir le retrait immédiat du contenu illégalement publié.
Il y a 15 ans, lors d’un cours sur l’économie numérique que j’animais pour un DESS (Master 2), je prédisais à mes étudiants qu’Internet deviendra l’outil le plus efficace pour construire nos réseaux, et l’arme la plus destructrice pour notre vie privée. Qu’il pourra booster rapidement notre activité professionnelle, de même qu’il pourra l’anéantir instantanément. J’avais bien vu.
Aujourd’hui, on a beau être « le singe le plus cool de la jungle » numérique, il y aura toujours un « expert de la survie » cybercriminelle obsédé par l’envie de vous nuire. Défendez-vous !
Aliou TALL,
Président du RADUCC
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Fodé Sylla vide sa Tasse : "les gagnants et les perdants de la grève"
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- Mis à jour le samedi 9 décembre 2017 12:05
- Publié le vendredi 8 décembre 2017 20:41
- Écrit par Fodé Tass Sylla
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Actualités de Guinée Conakry, 0/8/12/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Et Soumah céda. Annulation de sa nomination à Dinguiraye ? On n’en parle pas. Rétablissement immédiat de la valeur monétaire du point d’indice ? Ça sera échelonné, comme cela a été prévu dans l’accord signé par sa centrale syndicale. Augmentation des salaires des enseignants à huit millions ? Et puis quoi encore ? Circulez citoyen, y a rien à voir !
Un mois de retard dans les cours pour les élèves de Conakry, trois morts, une fillette violée, des blessés graves, des véhicules caillassés et des tronçons routiers endommagés par des pneus brûlés pour en arriver là. A rien. Ni pour les enseignants, ni pour les autres fonctionnaires, ni pour les travailleurs du privé, ni pour les autres Guinéens qui n’avaient absolument rien à voir, ni à gagner avec les revendications de Soumah et compagnie.
Alors tout le monde est perdant ? Non. Comme d’habitude, certains arrivent toujours à profiter de toutes les situations. Voici ceux pour lesquels cette grève a été une aubaine :
D’abord les radios privées. Pour leurs propriétaires il s’agissait de se faire un audimat et régler leurs comptes avec ce gouvernement qui veut les museler et les obliger à payer leurs redevances. Pour les journalistes, c’était l’occasion idéale pour se forger une image de journaliste courageux et rebelle. C’était également un moyen de susciter une réaction du gouvernement à son encontre de manière à justifier demain un statut de réfugié politique dans une capitale occidentale. Bonjour le visa. Et voilà lancé le concours de celui qui sera le plus grand soutien à la grève et le plus grand pourfendeur du gouvernement.
Ensuite la société civile. C’est sans doute dans cette catégorie qu’on trouve les meilleurs spécialistes de la récupération. Ces ONG, qui parfois tiennent à peine dans un cartable, adorent ces crises sociales qui leur donnent l’occasion de se poser en garants de la paix sociale et sauveurs de la nation. Leurs médiations deviennent des trophées ou des étoiles (comme sur les maillots des footballeurs) et sont ensuite chèrement monnayées auprès des bailleurs de fond internationaux pour devenir leurs partenaires dans la gestion de juteux projets en Guinée. A ce jeu, Abdourahmane Sanoh de la PCUD est largement en avance, lui qui avait réussi à charmer les centrales syndicales CNTG et USTG pour les attirer dans sa plateforme. Il s’est immédiatement rangé du côté des dissidents de ces centrales quand il a compris qu’il bénéficierait ainsi d’une plus grande exposition médiatique.
Enfin les politiciens. Cette catégorie se subdivise elle-même en deux groupes. Le premier est constitué par l’opposition qui ne demandait pas mieux qu’une bonne crise pour affaiblir la mouvance présidentielle. Le deuxième groupe est celui des politiciens de la mouvance (alliés ou rpgistes) qui se servent de ces crises pour démontrer au Président de la République à quel point ils lui sont indispensables pour lui assurer une gouvernance apaisée. Si par la même occasion ils parviennent à étaler l’incompétence d’un ministre pour prendre sa place, c’est encore mieux. K2 échappera-t-il à la purge ?
Ces trois catégories ont un intérêt commun : plus la crise dure, plus elle fait de victimes, plus elle affaiblit le Gouvernement et plus elle est bénéfique pour eux.
Voilà ceux à qui la grève de Soumah a profité.
Alors qui sont les perdants ? Tous les autres. A commencer par vous qui avez pris cinq minutes de votre temps pour lire cet énième article sur une grève qui vous a pourtant déjà coûté un mois d’embouteillages, de journées de travail, de recettes et de stress. A très bientôt. Dans deux mois. Avec Soumah et compagnie.
Fodé Sylla
source : AEG
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