Dans sa conférence de presse de ce lundi à Conakry, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a confirmé la rencontre prévue à Dakar , avec son vice-président Bah Oury

«Tout n'est pas résolu. Mais tout est en voie d'être résolu. Je n'ai jamais voulu polémiquer, ni contre-attaquer. Je note qu'il n'y a plus d'attaque des décisions du parti et du président, je note beaucoup d'apaisement de sa part; je considère qu'on avance vers une réconciliation, si vous le voulez, d'abord personnelle entre le président et son vice-président. C'est envisagé d'être à Dakar où il va venir le 15 juin prochain».


La conférence de presse de Cellou Dalein Diallo reportée la semaine dernière s’est tenue aujourd’hui. Au cours de cette conférence, il est longuement revenu sur le climat politique guinéen; le désaccord entre l’opposition et le gouvernement, notamment sur les accords du 03 juillet 2013; l’affaire de Rio Tinto; la plainte qu’il avait déposée contre le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, restée sans suite; la liste des domaines de l’Etat publiée le mois dernier par l’agent judiciaire de l’Etat, une liste dans laquelle  figure son domicile de Dixinn…Il a saisi également l’occasion pour confirmer le rendez-vous de tous les espoirs des militants de l’UFDG; pourtant pour certains, c’est un faux-semblant, qui ne répond qu’à un besoin d’apaisement des militants; puisqu’au-delà d’autres divergences sur lesquelles les deux hommes, ne veulent lever le voile sur la place publique, pour l’instant; leurs stratégies de lutte contre le régime d’Alpha Condé sont peu s'en faut inconciliables. Cellou Dalein opte pour des élections face à Alpha Condé, et Bah Oury prône l’insurrection populaire; alors comment trouver un consensus sur ces deux positions diamétralement opposées ? Le rendez-vous de Dakar a du pain sur la planche.  

Rencontre avec Bah Oury

La date est du 15 juin a été finalement retenue, a-t-il précisé: «Il y a eu une médiation après la suspension de Monsieur Bah Oury par le parti, ce ne sont pas les sages seulement, mais il y avait des jeunes de l’axe Bambéto-Cosa aussi qui sont allés lui, des responsables du parti, quatre à cinq personnes, qui sont allés le rencontrer à Dakar, pour proposer un certain nombre de choses. A l’issue de cette rencontre, ils sont tombés d’accord sur un nombre de choses. Tout n'est pas résolu. Mais tout est en voie d'être résolu. Je n'ai jamais voulu polémiquer, ni contre-attaquer. J'ai accepté que mon vice-président était dans une situation difficile; poussé à l'exil et que de temps en temps, il peut arriver qu'il s'énerve. Mais j'étais convaincu à l'avance que la raison allait s'imposer à nous tous. Donc, je ne peux pas vous dire aujourd'hui que tout est réglé. Je note qu'il y a du progrès, je note qu'il n'y a plus d'attaque des décisions du parti et du président, je note beaucoup d'apaisement de sa part; je considère qu'on avance vers une réconciliation, si vous le voulez, d'abord personnelle entre le président et son vice-président. C'est envisagé d'être à Dakar où il va venir le 15 juin prochain».

Dialogue politique

Il a insisté sur la volonté de l’opposition de s’ouvrir au dialogue, mais agite la menace des manifestions si l’appel est ignoré par les autorités: «Je dis bien que nous privilégions le dialogue, nous recourons à toutes les bonnes volontés, les médiateurs, la communauté internationale et l’assemblée. Nous allons utiliser  tout et si ça ne va pas, nous ne renoncerons pas d’utiliser les manifestations de rue. Mais, s’ils veulent à tout prix organiser une mascarade électorale, il faut qu’on manifeste. Le recrutement d’un nouvel opérateur est très simple pour quelqu’un qui veut la transparence. Nous allons exiger l’organisation des élections. Le RPG sait que si l’élection est transparente il aura du mal à réunir les 18% qu’il a eu au premier tour».

Le sort des manifestants

Et tout en rejetant l’accusation d’envoyer des jeunes à la boucherie, il a mis en cause les autorités qui se comportent, dit-il, comme des bouchers dans les manifestations de rue: «Dans les manifestations de rue, nos militants sont arrêtés, brutalisés, déférés, jugés et condamnés avec des amendes. Il y’a certains parmi eux qui sont blessés, d’autres handicapés à vie. Ils disent que c’est nous qui envoyions des enfants à la boucherie. Pourtant, nous n’envoyons pas des bouchers dans la rue, ce sont eux qui amènent des bouchers dans les rues. Donc, ils sont responsables. Un enfant qui commet des délits ne doit pas être tué à plus forte raison celui qui est en train d’exercer un droit reconnu par la constitution », a-t-il déploré. Le premier responsable de la sécurité, c’est le président de la république. Lorsque les gendarmes étaient blessés tout le monde le voyait dans les hôpitaux. Mais, les nôtres, selon lui, ne sont pas des guinéens, sont des militants de l’UFDG. Sinon, le changement annoncé devrait se traduire par une volonté politique réelle pour mettre un terme à ces violences politiques. Cela veut dire que les manifestations nous coûtent cher»

La liste des domaines de l’Etat

Sur sa résidence de Dixinn, l’objet de la conférence de la semaine dernière, il a rejeté les accusations, en annonçant détenir tous les documents qui prouvent la régularité de cette acquisition.

source : guineeinformation.fr

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