Dans la soirée du vendredi 3 octobre dernier, est tombée une décision du gouverneur de la ville de Conakry, interdisant l’organisation de toutes activités culturelles à travers la capitale pour, disait-on, se conformer à l’Etat d’urgence sanitaire déclaré

Dans la soirée du vendredi 3 octobre dernier, est tombée une décision du gouverneur de la ville de Conakry, interdisant l’organisation de toutes activités culturelles à travers la capitale pour, disait-on, se conformer à l’Etat d’urgence sanitaire déclarée par le président Alpha Condé.

 

soriba-sorel1Cette décision de Soriba Sorel Camara a été ressentie tel un couperet dans le dos des opérateurs culturels qui ne s’y attendaient guère, puisqu’intervenue à quelques heures seulement de grands évènements qu’ils avaient planifiés. C’est le cas de Mme Oularé Tiguidanké dont la structure voulait offrir son traditionnel Salimafo Show au public mélomane de Conakry, entre autres.

Ça a été une perte immense pour le label Tiguida Prod’ de voir se foutre en l’air ces colossaux fonds décaissés pour la communication autour de l’évènement à travers des banderoles, des flyers, et des spots que passaient à chaque instant dans les médias.

Pourtant, d’autres évènements venaient de se passer quoique le pays soit sous l’Etat d’urgence sanitaire, notamment la Miss et le Master Bôrô de Cis’s Com et la dédicace de Petit Camara.

Aujourd’hui, ces opérateurs culturels qui ne vivent que du fruit de leurs évènements, sont sommés de se recroqueviller sur eux-mêmes et se plier à la décision des autorités de Conakry. C’est normal pour des citoyens qui veulent éviter à leur pays de se retrouver dans la jungle. Mais ce qui est paradoxal, au même moment, des concerts et autres activités culturelles continuent d’attirer plus d’un public au Centre culturel franco-guinéen.

La semaine dernière a connu la production sur scène de Sia Tolno et des Serial rieurs. Nos oreilles prolongées du côté du CCFG nous apprennent que ce jeudi 16 octobre, un autre évènement est déjà à l’affiche : ‘‘c’est une exposition photographique sur les formes de la ville de Kaloum, par Philippe Lecluze de l’ambassade de France en Guinée, apprend-t-on.

Pauvres de nous ! Pourquoi deux poids deux mesures ? C’est à cette interrogation que Soriba Sorel Camara doit s’atteler à répondre.

Mady Bangoura pour VisionGuinee.Info

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