Plénière de l’opposition : à mardi, même lieu, même heure !
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le mercredi 19 novembre 2014 14:03
- Publié le mardi 18 novembre 2014 21:00
- Écrit par Sidy BAH
Elle était annoncée comme la rencontre de tous les enjeux. La plénière de l’Opposition tenue mardi au Quartier Général de l’UFDG, n’a pas fait cas du choix de Gemalto, nouvel opérateur technique chargé de la révision du fichier électoral. En lieu et place de sa position officielle sur le recrutement de cette société française, les opposants ont maintenu leur menace de renouer avec les manifestations de rue si leurs revendications ne sont pas satisfaites par le pouvoir.
Deux semaines avant la rencontre de ce mardi, 18 novembre, les opposants en conclave au siège de l’UFR à Matam publiaient une déclaration, dans laquelle ils menaçaient de reprendre la rue si ces revendications ne n’étaient pas satisfaites dans un délai raisonnable. Ces revendications tournaient entre autres autour de la signature du relevé de conclusions du dialogue de juillet 2014 au Palais du peuple.
‘’La signature de ce relevé permettra la mise en place des comités de veille et de suivi auprès de la CENI pour que le processus électoral soit un peu plus transparent qu’il l’est aujourd’hui. Le Pouvoir s’est opposé à la formalisation des accords au terme du dialogue qui s’est achevé par un consensus total’’, a déclaré à la presse, Aboubacar Sylla, député et porte-parole de l’Opposition.
‘’La CENI n’est pas légale’’
Les opposants présents à cette rencontre au QG de l’UFDG sont unanimes là-dessus. ‘’La CENI avec sa configuration actuelle n’est pas en mesure de conduire un processus électoral crédible et transparent’’, a indiqué M. Sylla. ‘’Nous voulons que cette CENI soit reformée pour qu’elle se conforme davantage à la loi qui la fonde. La Loi 016 dispose clairement que la composition de la CENI doit être paritaire pour garantir son impartialité et sa neutralité’’, rappelle l’opposant.
‘’Au gré de la recomposition du paysage politique intervenue au lendemain des élections législatives’’, dit-il, la CENI n’est plus paritaire. ‘’A peine trois commissaires qui la constituent peuvent se réclamer de l’Opposition. Au jour d’aujourd’hui, la commission électorale n’est pas légale pour gérer et organiser des élections’’, a estimé Aboubacar Sylla.
Les opposants au régime d’Alpha Condé réclament en outre un calendrier consensuel pour l’organisation des élections communales. ‘’Il faut qu’on mette un terme à l’existence illégale de délégations spéciales, de conseillers communaux nommés, chefs de quartiers et présidents de communes rurales de développement’’, a martelé le porte-parole, à l’issue de la plénière. ‘’Ils n’ont aucune légitimité populaire, et n’ont pas été mandatés pour assumer les fonctions qui leur ont été confiées. Une situation qui viole les dispositions de la constitution et du code de collectivités locales’’.
Mise en place des institutions
Aboubacar Sylla déclarait la semaine dernière sur radio Espace que la Guinée est encore dans une phase de transition. Ses pairs de l’Opposition exigent la mise en place des institutions prévues dans la constitution guinéenne. ‘’Nous considérons que nous sommes encore dans une situation de transition politique’’, a réitéré le porte-parole des opposants. Car, dit-il, ‘’tous les contre-pouvoirs et recours institutionnels prévus dans la constitution ne sont pas encore créés’’.
Reprise du recensement général de la population
‘’Nous avons également exigé que le fameux recensement général de la population soit complètement repris’’, a confié à la presse Aboubacar Sylla. L’Opposition, déclare-t-il, a constaté des incohérences graves dans les chiffres du recensement. ‘’Nous dénonçons la surpopulation qui a été inventée de toute pièce dans les fiefs du Pouvoir au détriment des régions, considérées favorables à l’Opposition’’, a-t-il martelé, précisant que la communauté internationale a déjà été saisie.
Drame de Womey
L’Opposition exige que le drame de Womey soit traité avec diligence et dans les conditions légales requises. ‘’La localité doit être totalement démilitarisée. Les populations de Womey libérées de l’emprise de la punition collective qui les affecte depuis le drame du 16 septembre dernier. Les responsables des crimes commis à Womey doivent être traduits devant les tribunaux et qu’ils fassent l’objet d’un jugement équitable’’, ont tonné les opposants.
Sidy BAH, pour VisionGuinee. Info
NB : le titre est de www.nouvellerepubliquedeguinee.net
