72 heures après le passage d'Alpha Condé à Paris, le groupe français Veolia remporte le contrat de gestion de la société publique Électricité de Guinée (EDG)

 

Ali Bongo Ondimba refuse le renouvellement de la gestion de Véolia, malgré l'insistance de François Hollande, Alpha Condé lui ouvre les bras.  Alain Claude Bilie Bi Nze, le porte-parole de la présidence a menacé Veolia Environnement, qui détient 51% de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG): «Manque d'entrain à maintenir les installations en bon état et assurer une fourniture régulière...»



ÉNERGIE Veolia prend Électricité de Guinée en main

Veolia a remporté le contrat de gestion de la société publique Électricité de Guinée (EDG), a appris "Jeune Afrique".

Le groupe français a remporté le contrat de gestion de la société publique Électricité de Guinée (EDG). Plusieurs fois repoussée, la signature finale doit avoir lieu dans les prochaines semaines en présence du chef de l'État, Alpha Condé, et du ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, Cheick Taliby Sylla, a appris Jeune Afrique.

Ce projet, pour lequel l'appel à manifestation d'intérêt a été lancé il y a plus d'un an, a été retardé par la crise Ebola, qui a durement touché le pays. Ce contrat de quatre ans doit améliorer les performances d'EDG et participer à la mise en oeuvre d'un plan de redressement de 1,53 milliard de dollars (1,44 milliard d'euros), principalement financés par des institutions de développement, dont la Banque mondiale.

Le spécialiste de l'eau, dirigé par Antoine Frérot, est déjà présent dans l'électricité au Gabon, où il possède 51 % de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (Seeg) et son contrat de concession, qui s'achève en 2017.

http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24663-veolia-prend-electricite-de-guinee-en-main.html


Gabon : des mesures fortes contre Veolia ?

Nouvel épisode de tension entre la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), la filiale du français Veolia, et le gouvernement gabonais. Cette fois-ci, la présidence a annoncé vouloir prendre des "mesures fortes" après une semaine de perturbation de fourniture d'eau à Libreville.

Serait-ce la goutte d'eau qui fera déborder le vase ? Après la rupture d'une canalisation principale du fait d'importantes chutes d'eau et de mouvements de terrain, la capitale gabonaise a connu un rationnement de l'eau pendant cinq jours, la semaine dernière. Alain Claude Bilie Bi Nze, le porte-parole de la présidence a menacé Veolia Environnement, qui détient 51% de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), de « mesures fortes » après une situation jugée « inadmissible », « le fruit du manque d'entrain du concessionnaire à maintenir les installations en bon état et assurer une fourniture régulière d'eau ». Ce à quoi Veolia rétorque qu'il s'agit d'un « cas de force majeure », une route ayant été emportée par des glissements de terrains et la canalisation avec. 
Qu'importe. « La question de la SEEG doit être réglée de manière définitive. Nous ne pourrons pas avoir de projet de développement d'un pays qui a une sous-capacité en énergie », a tranché le porte-parole. « Le chef de l’Etat demande à la SEEG de réfléchir en interne, aux mesures compensatoires du préjudice subi pendant une semaine par les ménages, les commerces, les industriels, et d’en faire une communication dans les plus brefs délais », a déclaré Alain Claude Bilie Bi Nze, porte-parole de la présidence.

Audit
De fait, cet ultime épisode survient alors que le groupe est en pourparlers avec le gouvernement sur l'évolution de son contrat de vingt ans - qui doit arriver à terme en 2017 - et qu'il se dit prêt à vendre sa filiale. Depuis un moment, les relations sont tendues entre les deux partenaires. En 2010, déjà, Veolia avait accusé l'État de ne pas respecter ses engagements en « privant la Seeg des ressources nécessaires pour réaliser les investissements » qui auraient permis d'éviter les coupures. Un audit avait alors été commandé par le président Ali Bongo Ondimba afin de spécifier les manquements des différentes parties, avec à la clé une éventuelle révision de la convention entre le pays et Veolia. Deux ans après, rien n'a visiblement changé.

http://direct.economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/13430-gabon-des-mesures-fortes-contre-veolia-.html


Gabon-France : le casse-tête Veolia

Le président Ali Bongo Ondimba a reçu Antoine Frérot, le PDG de Veolia, lors de son dernier séjour à Paris, début février. Au menu des échanges : le renouvellement de la concession accordée à la Société d'énergie et d'eau du Gabon (Seeg).

Soumis à d'intenses pressions élyséennes - preuve de la persistance de pratiques en vigueur sous Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs -, Ali Bongo Ondimba (ABO) a accepté de recevoir Antoine Frérot, le patron de Veolia, lors de son dernier séjour à Paris, début février, a appris Jeune Afrique.

Concession

L'objectif de la France est de s'assurer que la concession accordée à Veolia, via la Société d'énergie et d'eau du Gabon (Seeg), sa filiale, sera reconduite quand elle arrivera à expiration, en 2017. ABO n'a pas encore pris sa décision, mais il lui sera très difficile d'accéder à ce "souhait" alors que se profile l'élection présidentielle (en 2016) : la Seeg est vouée aux gémonies par les Gabonais, qui la rendent responsable des délestages d'électricité et d'eau dont ils sont périodiquement les victimes, à Libreville notamment.

Ce qui avait d'ailleurs incité l'État à commander un audit et à lancer ses propres projets énergétiques pour compenser les carences et le manque d'investissements de l'opérateur privé.

 


Veolia prend l'eau au Gabon

Veolia Eau au Gabon est submergée de toutes parts : grève, suppression d'autorisation de travail, audit...

Un audit en cours, avec, à la clé, une éventuelle révision de la convention entre le Gabon et Veolia Eau… Un mouvement de grève suivi par une partie du personnel de sa filiale, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (Seeg)… Le groupe français a décidément bien des ennuis au Gabon. Pour ne rien arranger, les autorités de ce pays viennent de retirer leur autorisation de travailler à six de ses dix expatriés. Raison invoquée : ils ont commencé leur mission avant d’avoir été officiellement rattachés à la Seeg. Au siège parisien de Veolia Eau, on se refuse à établir un quelconque lien entre ce qui est considéré comme une « erreur d’appréciation » et l’actualité franco-gabonaise – à savoir l’affaire dite des biens mal acquis. Le groupe envisage d’ailleurs de déposer un recours. Les résultats de l’audit censé expliquer les raisons des délestages dont sont victimes les usagers gabonais sont attendus ce mois-ci. Accordée en 1997, la concession de la gestion du service public d’eau et d’électricité est d’une durée de vingt ans.

Jeune Afrique

Reçu de Kbarrie

www.gui eeiformation.fr

 

 

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