Retard des travaux confiés à Guiter SA : le calvaire des usagers de la route Kankan-Mandiana
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le mardi 1 septembre 2015 12:38
- Publié le mardi 1 septembre 2015 12:31
- Écrit par Mamadou Sounoussy Diallo
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Les usagers de cet axe routier reliant la capitale régionale Kankan à la préfecture de Mandiana connaissent les pires moments dans leur traversée. Depuis que le pont du district de Sanfina s’est effondré avec un camion chargé de ciment en partance pour Mandiana, le 24 juillet 2015, ce sont là deux vieilles pirogues qui assurent la traversée des piétons, des cyclistes, des motards et autres, a constaté notre sur place hier, dimanche 30 août 2015, sous une pluie battante.
Une déviation avait été établie pour les petits porteurs comme les transports en commun. La traversée dans les pirogues coûte 5 000 francs guinéens par moto, 2 000 francs guinéens par personne et les autres bagages se négocient en fonction de leur poids. Pour traverser, les usagers peuvent attendre entre 30 à 40 minutes pour l’aller et le retour des pirogues. Le vieux pont semi-métallique qui a cédé est entrain d’être réparé, a constaté notre correspondant local.
Selon nos informations, les travaux de réparation de ce pont sont confiés à l’entreprise Guiter qui a le marché de bitumage de ce tronçon.
Interrogé , monsieur Solo Diakité de l’entreprise Guiter a indiqué que les travaux de réparation de ce pont sonttirent vers leur fin. Monsieur Diakité a d’ailleurs ajouté que ce pont en construction aura une durée de quatre ans et qu’un autre pont serait construit à côté.
Mais voilà, le tronçon est presqu’impraticable en ce moment. Après une quinzaine de kilomètres du secteur de Kotero, il faut un véritable parcours du combattant pour continuer la route. A moto, le conducteur doit compter sur toute ses forces, au risque de se faire renverser sur une route qui donne l’impression de rouler sur une ancienne carrière de mine d’or où on trouve partout des flaques d’eau stagnante donnant l’image d’un lac.
Du fait du pont qui s’était effondré à Mandiana ville, on ne peut pas compter le nombre de véhicules en panne dû au mauvais état de la route. Pour aller à Mandiana sur une moto tout-terrain, il vous faudra compter entre 4 à 5 heures pour un conducteur habitué à de telles pistes. Il faut enfin signaler que cette route est longue d’environ 85 kilomètres.
A quand la fin du calvaire des usagers de cette route nationale ? Ce projet de bitumage qui semble lui-même s’embourber va-t-il réellement se concrétiser ?
De retour de Mandiana, Mamadou Sounoussy Diallo pour Guineematin.com
