« La maison du (général Diendéré) a été incendié par des jeunes manifestants en colère contre la prise du pouvoir » par le « Conseil national pour la Démocratie » (CND) et « c’était vers 11H00 (GMT et locales) » à Yako, a dit à ALERTE INFO un témoin au téléphone.

La résidence d’ »Eddie Komboïgo », président du parti du président déchu Blaise Compaoré (1987-2014), a été aussi « brûlée » par ces manifestants dans cette localité, selon un habitant joint sur place.
Le CND, qui détient en otages depuis mercredi le président de la transition Michel Kafando, son Premier ministre Isaac Zida et les membres du gouvernement, a annoncé dans une déclaration lue sur les antennes de la télévision nationale (RTB), avoir placé à la tête de son putsch le général Diendéré, proche de Blaise Compaoré.

Un des responsables du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP, ex-parti au pouvoir), a affirmé mercredi sur la télévision France 24, « ne pas » condamner « l’acte » du Régiment de sécurité présidentiel (RSP), une unité d’élite d’environ 1.300 hommes, créée en 1995.

Ce coup de force intervient trois semaines avant la tenue d’élections couplées présidentielle-législatives qui étaient prévues le 11 octobre pour mettre un terme à la transition qui dirige le pays depuis novembre 2014 après la démission forcée de Blaise Compaoré, devant la pression de la rue.

Eddie Komboïgo, candidat du CDP a été déclaré inéligible à la présidentielle sur la base d’un code électoral entériné en mars par les institutions de la transition.

« La démocratie, c’est le droit de tout citoyen d’être électeur et d’être éligible ! », clame le CND, dans une de ses déclarations.

Photo de Jacques Roger.

HZO

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