Guinée : « Le dialogue show », 10ème épisode (Saïdou Nour Bokoum)
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le jeudi 13 octobre 2016 11:43
- Publié le samedi 8 octobre 2016 00:54
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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Actualités de Guinée Conakry, 07/10/2016. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Elle chauffe la marmite, à vide, pendant ce temps, mais jusqu’à quand. Eh bien à 99,9999.. degrés, soudain, le couvercle saute et c’est la vapeur qui sort. Un peu comme la désignation des papes. A propos de désignation, le Guinéen a réussi à transformer une désignation en une élection, celle des chefs de quartiers et de districts. Suffrage indirect, censitaire. On pense aux pays qui ont un sénat, donc un parlement bicamérl. En Guinée, de haut en bas, en passant par les journalistes et les députés eux-mêmes on continue à ânonner, le parlement ce n’est pas inexact, mais il vaudrait mieux se contenter de la terminologie de notre constitution qui ne par nulle part de parlement, mais quand on s’entête à écrire, en sa plénière, « tout l’hémicycle plein à craquer... ».
Il m’est arrivé plus d’une dizaine de fois de voir les salles du palais du peuple, de demi-cercle, je cherche. Il faut que je vérifie, j’ai cru voir des demi-rectangles bizarroïdes, mais d’hémicyle.. Il est vrai que j’y allais surtout pour voir des balais, oh qu’est-c e que j’écris là ! Des BALLETS !
On s’égare, que voulez-vous, quand un scénario est bancal, le comédien meuble.
Revenons au sujet.
Evidemment, ce soir, ça coince dès qu’on a parlé de justice, de morale : l’indemnisation des victimes et ou ayants-droit ; il ne s’agit que des 75 sacrifiés des marches, il ne faut pas remonter au déluge de la première république ! Identifier les coupables, et leur faire payer leurs crimes, le cas échéant.
Ah, non, ils sont dans la nature, or il faut d’abord les identifier, dit La Mouvance. Le Parti au Pouvoir. Le Parti de l’Exécutif coiffé par le commandant en chef des forces de sécurité, dont la mission principale, qui n’a rien à voir à priori, avec ce dialogue, « show » dormitif à côté du Dadis show, mais qui de par toutes les lois, en toutes circonstances, doivent traquer les malfrats.
Mais voilà, quand il n’est pas exclu que les criminels soient pour la plupart parmi les « corps habillés » par nos impôts, évidemment le feuilleton souffre d’une mauvaise écriture scénique. Il faut réécrire le polar, ou ce kotèba qui veut dire aussi farce villageoise.
Ils se sont quittés avec le même song brechtien, le même phrasé pour ceux qui aiment le hip-hop ou la même incantation pour nos prêtres qui ont dit hier, à propos des chefs de quartiers et de districts :
Habemus papam !
La nuit porte conseil.
Was-Salam
Saïdou Nour Bokoum
www.nrgui.com
