UFDG : le rendez-vous de la dernière chance

Une rencontre entre le président Cellou Dalein Diallo et le vice-président Bah Oury se tiendra à Dakar entre le 11 et le 20 juin, sous l'égide d'El Hadj Saikou Yaya Barry, le président des sages du Fouta Avec la persistance de cette crise; les militants de l’UFDG, avaient fini par développer la phobie d’une éventuelle scission du parti, synonyme de la fin de cette aventure prometteuse; si les deux hommes n’accordaient pas leurs violons. Et cela les a éloigné de toute réflexion profonde sur sa résolution, pour donner une chance à ce colosse aux pieds d’argile de faire le poids face à un redoutable Alpha Condé, plus que jamais prêt à jouer son va-tout; et qui pour bien de spécialistes de la politique guinéenne; les roulera à nouveau dans la farine en 2015.



Depuis plusieurs semaines, le bruit de l’imminence de «LA GRANDE RENCONTRE» longtemps annoncée entre le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, et le vice-président du parti, Bah Oury, courait dans la cité. La brouille entre les deux hommes qui mine le principal parti de l’opposition guinéenne, il y a plus de deux ans, va-t-elle finalement trouver une issue favorable ? Le parti pourra-t-il retrouver la sérénité nécessaire pour affronter le défi qui s’annonce en 2015; empêcher la reconduite d’Alpha Condé à la tête de la Guinée ? Pour beaucoup, principalement les BahOuristes, Cellou Dalein Diallo ne peut l’emporter sur Alpha Condé sans répondre à la main tendue de Bah Oury, qui multipliait en même temps, qu’il installait des structures parallèles du parti à l’extérieur du pays; le vœu de travailler la main dans la main avec Cellou Dalein Diallo :«on dit que Bah Oury ne veut pas rencontrer El hadj Cellou. Je le dis publiquement que je suis prêt à le rencontrer, pour discuter de manière sereine, et de manière responsable, sur un agenda qui doit permettre d’élaborer une feuille de route, pour remettre le fonctionnement démocratique de l’UFDG en force» martelait-il encore en décembre 2013.

Une rencontre entre les deux hommes se tiendra à Dakar entre le 11 et le 20 juin prochain, sous l'égide d'El Hadj Saikou Yaya Barry, le président des sages du Fouta.

Avec la persistance de cette crise, les militants de l’UFDG, avaient fini par développer la phobie d’une éventuelle scission du parti, synonyme de la fin de cette aventure prometteuse; si les deux hommes n’accordaient pas leurs violons. Et cela les a éloigné de toute l’attention requise pour sa résolution, afin de donner une chance à ce colosse aux pieds d’argile de faire le poids face à un redoutable Alpha Condé, plus que jamais prêt à jouer son va-tout; et qui pour bien de spécialistes de la politique guinéenne; les roulera à nouveau dans la farine en 2015.

On peut se demander comment cela peut-il se produire, vu les résultats catastrophiques affichés par Alpha Condé durant ces trois dernières années, et dans pratiquement tous les domaines ? La réponse est simple; nul besoin de d’aller chercher des formules complexes; on dit souvent qu’on ne change pas une équipe qui gagne; alors pour Alpha Condé, la réponse se trouvera dans ON NE CHANGE PAS UNE METHODE QUI MARCHE. Suivez mon regard.

Cela dit, la stratégie à adopter pour empêcher la réédition de 2010, et dans une certaine mesure 2013; est au cœur de la divergence entre Cellou Dalein Diallo et Bah Oury. D’abord pour départager ces deux hommes; le parti a été obligé, contrairement à ce qu’il demande quand il s’agit de la Guinée; l’application de la constitution, et les lois de la République; l’UFDG a été obligée d’aller en dehors de ses structures, faisant fi de ses statuts et du règlement interieur, demander de l’aide extérieure. A quoi servent alors ces instruments ?

A supposer que ces procédures d’exception, qui dorénavant exigent impérativement un toilettage des  statuts et le règlement intérieur pour ne pas réitérer ce recours qui n’honore pas le parti, restent le seul et unique moyen de retrouver l’unité; tenir une rencontre sous l'égide des sages du Fouta, ne donne-t-il pas raison à l’irresponsable ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Alhassane Condé, qui traitait il y a peu, l'UFDG de parti communautaire ? Pourquoi le parti n'a pas fait appel à la coordination des sages de la Basse Côte, présidée par le Kountigui, El hadj Sekhouna SOUMAH ? Ou alors les deux autres coordinations du pays ? Toujours est-il qu’en Guinée, ce n’est pas une première, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2010, la coordination du Mandingue avait posé des conditions au premier ministre Jean Marie Doré. Elle exigeait la prise en compte des revendications du RPG, faute de quoi, ces membres ne participeraient pas aux élections.

Bah Oury ayant confirmé l’imminence de cette rencontre de la dernière chance; tous les yeux sont désormais tournés vers Dakar; et d’après certaines indiscrétions, Bah Oury exigerait de se voir confié la direction des structures de l'UFDG à l’extérieur, les Fédérations en Afrique, l’Europe, les Etats-Unis, et l’Asie. Toutefois, la question de la stratégie; aller aux élections en 2015 face à Alpha Condé, selon Cellou Dalein Diallo, ou préparer un soulèvement populaire comme le préconise Bah Oury, persuadé qu'une élection ne fera pas partir Alpha Condé; ainsi que la tenue du congrès de l'UFDG, pour renouveler les structures, et élire éventuellement le candidat, seront autant de questions auxquelles cette rencontre de Dakar doit répondre.

Alors comme disent les anglais, WAIT AND SEE

source : guineeinformation

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