Thia’nguel, cachez-moi cette soupe que je ne saurais boire ! (Tartuffe)

Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! (Tartuffe, Molière)

Ce M. était responsable de la cellule de communication de l’UFDG au moins dans l’entre-deux-tours de la dernière présidentielle de 2010. Invité par Cellou Dalein Diallo (billet d’avion, « classe affaires »), pour aider à confectionner quelques sketchs en vue d’en extraire des spots, j’ai pu rencontrer un certain Bah Oury, vice-président de l’UFDG. Cellou était absent. Bah Oury m’a dit qu’il fallait que je rencontre « M. Culture de l’UFDG », c’est-à-dire à l’époque M. Thian’guel. En effet, il ne fallait pas qu’on fasse double emploi, d’autant que je m’étais trop vite engagé en faisant dès mon arrivée, un petit casting avec des artistes qui sont mes partenaires depuis 2009. Un thuriféraire du candidat du RPG avait écrit sur un site très populaire : « Pièces à conviction » où il était « révélé » que la maffia peule était le Parrain du narco trafic, du trafic d’armes, du blanchiment d’argent, et maintenant, on venait de découvrir à Ratoma une cellule d’Al Qaeda !

La dernière condition pour que le Pentagone vous classe parmi les Etats voyous !

J’ai tout essayé pour que nous nous rencontrions, « M. communication ». Il était toujours « à une affaire », comme le Bon dieu – Exalté ! - De guerre lasse, j’avais décidé d’aller vaquer à des affaires personnelles, et puis voilà, une Classe affaires, 3000 euros, vague culpabilité..J’ai décidé de tenter un dernier coup de fil depuis le bureau de mon aîné et ami Moussa Diakité, doyen sinon de la culture, du moins du cinéma guinéen aujourd’hui. Je l’ai eu au bout du fil :

Doyen, je finis juste une ligne et je suis à Vous.

Il était toujours entrain de mettre un point final à une réplique de son Tartuffe, jusqu’au jour où, 3 ans plus tard, il débarqua chez moi en France ! Il était venu accompagner un homme politique qui ne m’avait pas prévenu qu’il serait flanqué de M. Communication de l’UFDG. Ou bien était-il devenu un EX ? Et alors l’ex responsable de la communication ne tarissait pas de récriminations à l’égard du premier responsable de l’UFDG. Ceux qui sont au fait des turbulences de l’UFDG sauront nous dire si M. Thian’guel n’avait pas claqué la porte et qu’il n’avait fait qu’un petit pas dehors, en laissant la porte entr’ouverte. On ne sait jamais, une porte sert de sortie et d’entrée, par définition. Puisque j’apprends qu’il serait (encore) un des responsables de la cellule de communication de ce même Parti.

Mais il était disert comme dans ses textes. Il avait tenu à descendre le ministre de la Culture (actuel).

-      Votre ami est trop classique, il a fait reculer la culture d’au moins deux ans..

Comme il était mon hôte (surprise), je me suis gardé d’être polémique, sinon je devais lui dire que les hommes de culture devaient s’en féliciter : peut-être que Cissé a évité de faire faire à la culture guinéenne un autre pas en avant qui l’aurait définitivement perdue, la précipitant dans ce gouffre devant lequel un lien ténu la retient encore depuis la mort de la « révolution ». A cause de Thian’guel et d’autres maillons du cordon sanitaire (il n’y a avait pas Ebola) autour de Cellou que je n’ai pu voir, il était noyé dans l’ivresse d’un alcool fort de 44 degrés, je suis revenu après avoir passé 10 jours à courir après le vent. Qui a emporté par le hublot 3000 euros, ainsi que des millions de suffrages, ensablés. C’était un mois d’octobre, les élections avaient été reportées, depuis, Cellou attend encore. Après Ebola, et quand il se sera libéré de Thian’guel et des autres cours d’eau et courtisans qui lui servent de miroirs, de mirages et de mouroirs politiques. Comme cette soupe « sauce claire » ivoirienne que nous sert M. communication dont il a pollué l’irremplaçable « Page A Sassine » du Lynx pendant une décennie, un lundi sur deux. A présent, il se mêle de faire du théâtre. Il faut au moins lui reconnaître le talent dans le choix de « ses » œuvres. En effet, le Tartufe de Molière qu’il a monté devrait avoir une patine de génie : Thian’guel et Tartuffe seraient sinon des jumeaux, du moins deux larrons en foire. Cette foire d’empoigne de notre champ politicien.

A vous Tartuffe.

« Soulay Thiâ’nguel dézingue Abdourahamane Bakayoko et autres (Chronique)

Ce matin, je veux vous raconter l’histoire d’un pauvre garçon méprisé des dieux. C’est l’histoire d’un garnement abandonné des anges merveilleux. Parce qu’il s’agit bien d’un jeune homme dont Mahomet n’est pas du tout amoureux. Autrement, ni Mahomet, ni les anges, ni Dieu ne lui auraient inspiré des mots aussi peu valeureux.

 

Abdourahamane Bakayoko

C’est l’histoire donc d’un égaré qui voulait prouver qu’il était courageux. Le voilà qui crâne aux sommets d’une radio pour distiller son discours vaniteux. Le cœur en fête et le corps pompeux, il lâche à tour de langue tout ce que son être retient de fallacieux. Parce que le débat doit être libre et dédaigneux, il ne se contente pas de jouer le critique venimeux. Il déborde et aborde des flancs plutôt vertigineux.

Lui n’est pas petit peureux à remuer sept fois la langue avant de débiter des cancans injurieux. Lui, tout ce qui lui passe par la tête mérite qu’on l’amplifie jusqu’aux cieux. Fallait qu’il prouve à tous qu’il peut venir dans une famille et cracher dans la gueule du vieux. Critiques acerbes ne suffisent plus pour démontrer qu’il est valeureux. Il y ajoute volontiers injures d’un autre âge dans un ton belliqueux. Il traite le chef de famille d’impoli et de menteur avec un appétit généreux.

Entre temps, le courroux familial enfle dans les salons et dans tous les milieux miteux. La colère marche dans les ruelles pour venir à la croisée du teigneux. Sa bagnole fait les frais de la révolte de jeunes fiévreux. Du carrosse rutilant elle passe à carcasse de fer rouillé et crasseux. Après cette entrée, on cherche le courageux pour confronter son courage à la détermination des fiévreux. On estime qu’il faut qu’il ravale ses mots de caniveaux bouseux. On exige qu’il les remplace par des propos plus respectueux. Il devra son salut à des sauveurs qui se révèleront plus tard geôliers malicieux.

Si en insultant le père de famille, il ne risquait que de voir sa caisse passer par le point poussiéreux, pour les tontons flingueurs douteux, quand le père du père souffre de propos outrageux, la place du chantre de l’outrage est dans un cachot ténébreux.

Pendant ce temps, dehors, des spécialistes de tintamarre rivalisent de raisonnements tumultueux. Des gueulards quotidiens aux raccourcis tortueux nous servent leur soupe insipide aux condiments curieux. Ils n’ont pas encore écouté les discours fumeux qui ont provoqué l’ire des furieux, qu’ils commencent déjà à se fendre d’analyses qui soulèvent un grabataire de son pieux. On sort les grandes phrases et on joue les intellos lumineux et aux moralisateurs vénéneux. Chaque phrase est ponctuée de qualificatifs scandaleux. On veut prouver à ceux qu’on tape tous les jours qu’on peut avoir pour leur adversaire des coups de poings aussi juteux. On parle de liberté d’expression bâillonnée avec un ton aussi professoral qu’ennuyeux. Tous les avis concourent dans la même direction avec un sens de l’équilibre aussi ignoré que frileux.

L’impression qui se dégage de ces prises de parole est que cette ‘’bourde’’ est une aubaine qu’attendaient nos calamiteux. A écouter tout ce qui se dit autour de cette question dans nos espaces publics sérieux, quelques questions hantent mon esprit douteux: sur quelle base tangible se fondent les analyses qui confondent les brûleurs de bagnole à des militants d’un parti qui est ici hors jeu? Sous prétexte que c’est le fief du parti au baobab ombrageux, tout ce que s’y passe en fait forcément le responsable direct à nos yeux? A quel endroit trace-t-on la limite du militant et du parent nerveux?

A-t-on la preuve que cette horde déferlante sur le parolier pouilleux, trempé de son verbiage pisseux n’était pas de simples citoyens révoltés par l’outrage malencontreux contre leur père national qu’on a voulu habiller de manteaux honteux? S’est-on posé quelques questions sur la mortalité de la supposée victime avant ces soutiens démagogiques et vicieux? Que vaut la parole diarrhéique d’un repris de justice face à un père de famille respectable et silencieux? La liberté d’expression veut-elle dire qu’on peut insulter à tout va n’importe qui sans attendre un retour de bâton bien vigoureux?

Rappelons-le pour ceux qui sont spécialistes des raccourcis et des verbes sinueux; ceux qui seront prompts à nous faire dire ce que nous n’avons pas dit au mieux; ceux qui sont plus intelligents que nous et nous gavent de leurs raisonnements boiteux. Rappelons-leur que personne ne doit être inquiété pour son opinion, son avis qu’il soit satanique ou pieux. Chacun doit dire tout haut ce qu’il pense tout bas, vieux, quitte à faire des aigris ou des envieux. Mais pour autant, le respect doit être une composante majeure de l’affirmation de ce droit que nous voulons parfois rugueux. Oui aux mots durs et douloureux, mais non aux insanités qui touchent la dignité dans un élan piteux. Dans ce cas de figure, on ne fera pas que des heureux et le porteur de la parole insolente pourrait bien être malheureux.

Une dernière chose à tracer dans mon tableau prétentieux: quand au Fouta on traite son ami d’impoli joyeux, ce n’est pas à lui qu’on adresse ce mot crépitant de mille feux. C’est dire clairement que ses parents n’ont pas fait leur travail d’éducateurs sérieux. Une fois que t’as lâché ce terrible aveu, tu serais beaucoup trop con de t’attendre à des petits bisous baveux. Moi aussi une fois que j’ai donné ma conne et prétentieuse petite leçon de morale, il ne me reste plus qu’à fermer ma gueule et je dégage!

Retrouvez les chroniques de Soulay Thianguel sur la page Facebook Les Tranchantes

Source : Visionguinee

Questions : 1) Tartuffe avait-il lu ou non cette déclaration de l’UFDG.

-               2) Est-il toujours un des responsables de la cellule de communication de ce Parti.

Donc, M. Thian’guel, peut-être que ceci est un faux, ou que vous ne l’avez pas encore lu, ou que vous avez encore craché sur la soupe ?

DECLARATION DE l’UFDG

« La Direction Nationale de l'UFDG a appris avec beaucoup d'inquiétude la poursuite en justice et la décision de jugement par le tribunal de première instance de Labé de M. Abdourahmane Bakayoko, Président du parti "Les Démocrates Guinéens" pour "outrage au Chef de l'Etat". Lors d'une émission de débats sur la radio GPP, M. Bakayoko aurait proféré des propos outrageux à l'encontre de M. Alpha Condé, alors qu'il ressort de l'écoute de l'émision qu'il a tout simplement formulé des critiques, certes acerbes, mais complètement fondées sur le Président de la République.

L'Union des Forces Démocratiques de Guinée, tout en déplorant ce qu'a subi M. Bakayoko, dénonce avec vigueur cette mascarade de procès dont le but est de remettre en question la liberté d'expression d'un homme politique. Cette procédure judiciaire, téléguidée depuis Sékoutouréya et exécutée par des fonctionnaires zélés, n'est en réalité qu'une tentative supplémentaire d'intimidation pour bâillonner des citoyens Guinéens dont la liberté d'opinion est pourtant garantie par notre Constitution.

L'Union des Forces Démocratiques de Guinée, malgré les injures dont son Président a fait l'objet lors de cette émission, tient à marquer toute sa solidarité et sa sympathie au Président du parti "Les Démocrates Guinéens". Elle tient à rappeler à M. Alpha Condé et à son administration judiciaire caporalisée que les responsables, militants et sympathisants de l'UFDG demeureront des sentinelles intransigeantes qui veilleront à l'expression pleine et entière de toutes les libertés publiques reconnues par les lois de la République. Elle appelle ses militants et sympathisants de Labé à apporter tout leur soutien à M. Abdourahmane Bakayoko pendant cette liberticide épreuve qu'il traverse.

La Direction Nationale de l'UFDG appelle enfin ses militants et sympathisants à rester mobilisés et vigilants afin de ne pas tomber dans le piège de la provocation et de la violence orchestré par ses adversaires pour ternir l'image de leur parti et de leur Président.

 

LA DIRECTION NATIONALE

 

 

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